Dans les stations d’épuration françaises, l’ozone permet de détruire les micropolluants
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Le système mis en place dans la station d’épuration de Saint-Pourçain-sur-Sioule (Allier), le 15 octobre 2013. ZANZIBA Boire de l’eau tout juste sortie d’une station d’épuration, rares sont ceux à s’y risquer. Pourtant, Emmanuel Ferrand, le maire (divers droite) de Saint-Pourçain-sur-Sioule, dans l’Allier, s’y est adonné à deux reprises, et en conserve six bouteilles dans sa cave, comme un grand cru. Depuis la rénovation en 2014 de la station d’épuration de cette commune de 5 000 habitants, la municipalité y a installé un système de traitement des eaux usées par l’ozone. Ce gaz, qui est un puissant oxydant, détruit les micropolluants qui se déversaient jusqu’alors dans la rivière, la Sioule. En sortie de station, l’eau rejetée en milieu naturel est « au niveau de l’eau potable », assure l’élu, qui a donné de sa personne pour en attester, après des tests réalisés en laboratoire. En France, en l’absence de législation sur le sujet, les eaux rejetées par les stations d’épuration ne sont pas débarrassées du cocktail des substances per- et polyfluoroalkylées (PFAS), pesticides et autres molécules polluantes qui contaminent les assiettes, se glissent dans les vêtements et les médicaments. Ces micropolluants contaminent ensuite les cours d’eaux dans lesquels se déversent les eaux usées traitées. Il vous reste 79.96% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.




