Dans la presse écrite, les plans sociaux se multiplient, l’audience et la publicité étant vampirisées par les géants du Web
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Lors d’une manifestation de journalistes de « La Provence », devant le siège du quotidien, à Marseille, le 25 mars 2024. NICOLAS TUCAT/AFP Pour la presse écrite, cela ressemble à une chute qui n’en finit pas. Au cours des six derniers mois, plans sociaux et mesures d’économies drastiques se sont multipliés dans les rédactions. « Il y a tellement de fronts sociaux ouverts en simultané qu’on ne sait plus où donner de la tête », constate Antoine Chuzeville, cosecrétaire général du Syndicat national des journalistes (SNJ). Depuis décembre 2025, les acteurs de la presse écrite ont ainsi annoncé la suppression de près d’un millier d’emplois, selon notre décompte. En remontant à 2009, ce sont environ 10 500 emplois qui ont été détruits (11 685 supprimés pour 1 216 créés). La presse dans son ensemble vit un « moment d’intense accélération, de transformations profondes des usages, voire de rupture », pour Patrick Eveno, historien et spécialiste des médias. Non seulement les réseaux sociaux et les plateformes les concurrencent dans la bataille de l’attention, comme l’illustre la chute de diffusion des magazines (– 9 % pour Paris Match en 2025 en un an, – 5,9 % pour Le Point, – 6,8 % pour Le Nouvel Obs, – 10,7 % pour Voici, selon les données de l’Alliance pour les chiffres de la presse et des médias, l’organisme certificateur du marché), mais ils vampirisent une partie des revenus publicitaires. Il vous reste 81.51% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.





