Crise chez Grasset : les écrivains appellent à des réformes d’envergure dans l’édition
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Devant une librairie des éditions Grasset & Fasquelle, à Paris, le 16 avril 2026. BEHROUZ MEHRI/AFP Après le choc et la colère liés à l’annonce brutale, le 14 avril, du limogeage d’Olivier Nora, PDG de Grasset, par sa maison mère, Hachette Livre, propriété du groupe Vivendi dirigé par Vincent Bolloré, quelque 200 auteurs et autrices de la maison d’édition se sont réunis, mercredi 13 mai, au Théâtre de la Concorde, à Paris, pour des états généreux des autrices et des auteurs. Il a forcément été question, au cours de cet après-midi, de la fronde contre le milliardaire qui ne faiblit pas. Les auteurs étrangers de Grasset ont rejoint ce combat et, chez Fayard, autre filiale d’Hachette Livre, 87 universitaires souhaitent désormais récupérer leurs droits sur leurs ouvrages. Tous ces écrivains, qui ont décidé de ne plus publier leurs prochains livres chez Grasset, appellent à de profondes réformes dans l’édition. En se battant ensemble. Virginie Despentes, Colombe Schneck, Tania de Montaigne et Vanessa Springora, le quatuor d’organisatrices, avaient invité des sénatrices, des représentants des libraires, des agents littéraires, des auteurs, des avocats, un syndicaliste… à prendre la parole. « Notre droit d’auteur ne protège pas les auteurs », a déclaré Stéphanie Le Cam. La directrice de la Ligue des auteurs professionnels milite pour une réelle protection sociale – avec un accès au chômage –, la reconnaissance d’un corps professionnel d’auteurs et la possibilité de récupérer les contrats qui les lient avec leur maison d’édition en cas de changement de propriétaire. Il vous reste 67.71% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.





