Courage, fuyons
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ÉditoÉditoRetraitesCourage, fuyonsÀ l’approche de la présidentielle, la réforme des retraites reste le sujet qui crispe. L’édito de Nicolas Charbonneau, directeur des rédactions du Parisien - Aujourd’hui en France.Par Nicolas Charbonneau Le 10 mai 2026 à 07h39Nicolas Charbonneau, directeur des rédactions du Parisien-Aujourd’hui en France. Le Parisien DAOffrir cet articleRéagirEnregistrerPartagerEn matière de retraite, la France cumule les records et collectionne les médailles. Notre temps de travail hebdomadaire est le plus faible, nos fameuses 35 heures n’ont jamais inspiré aucune autre économie de marché. Nous sommes aussi le pays dans lequel nous partons en retraite le plus tôt, selon l’OCDE, qui note que l’âge légal est de 65 ans en Autriche, Belgique, Espagne ou Hongrie, 66 ans au Portugal ou en Irlande et 67 ans en Allemagne, Grèce, Italie ou aux Pays-Bas. Enfin, nous avons la palme du nombre de réformes avortées ou placardisées tant notre pays est un concentré de renoncements, par dogmatisme ou inconscience. Car nous sommes convaincus d’avoir un solide atout : l’argent serait magique ! Il suffit d’inventer de nouveaux impôts ou créer de nouvelles taxes, et le tour est joué.Cette fuite en avant irresponsable dure depuis quelques décennies, et le problème est désormais de laisser croire qu’il ne faut rien changer. En 2024, le régime des retraites était en déficit de 81 milliards d’euros, il serait temps d’ouvrir les yeux, ne pas seriner aux Français que la prochaine conquête est le « droit à la paresse », ainsi qu’une poignée de députés le soutiennent encore, ou que tout se résoudra par enchantement, car c’est un mensonge. Un acquis social n’est une victoire qu’à la condition d’être financé.Lire l’article maintenantDéjà abonné ? Se connecterJournal du jour10 mai 2026Lire le journal





