Contrairement aux idées reçues, l’intelligence artificielle n’est pas la cause du chômage des jeunes diplômés
✨ AI Summary
🔊 جاري الاستماع
Contrairement aux idées reçues, l’intelligence artificielle n’est pas la cause du chômage des jeunes diplômés Par M.K. Le 2 juin 2026 à 10h12 Ajouter Le Figaro à vos sources préférées Sujets Jeunes Chômage Lire dans l’app Sauvegarder Nouvelle fonctionnalité ! Avec votre compte, vous pouvez désormais sauvegarder des articles pour les lire plus tard sur tous vos appareils. Sauvegarder Fermer Sauvegarder un article Pour sauvegarder un article vous devez être connecté, vous pourrez ainsi les consulter sur tous vos appareils. Créer un compte Se connecter Copier le lien Lien copié Mail Facebook X Linkedin Messenger WhatsApp Les économistes justifient ainsi le bond du taux de chômage des 18-28 ans aux États-Unis de 3,1% à 3,8% entre 2017 et 2025. AdobeStock Une étude de la Fed apporte un éclairage différent sur la conjoncture, en montrant que le phénomène ne peut être totalement imputé au boom de l’IA et qu’il existe un coupable bien différent. Passer la publicité Passer la publicité Publicité Les apparences sont souvent trompeuses. Et les économistes de la Banque fédérale de New York le prouvent une nouvelle fois en avançant, dans une étude, que la sensible hausse du chômage des juniors aux États-Unis depuis la fin de la pandémie ne serait pas due à l’adoption généralisée de l’intelligence artificielle, mais au télétravail, à 64%. Selon Natalia Emanuel, Emma Harrington et Amanda Pallais, les trois auteurs, «le télétravail (multiplié par 4 outre-Atlantique depuis l’irruption du Covid, NDLR) rend plus difficile pour les managers d’encadrer et de faire monter en compétences les nouveaux salariés. Donc les entreprises ont tendance à être moins enclines à choisir les candidats moins expérimentés pour leurs embauches.» Ils justifient ainsi le bond du taux de chômage des 18-28 ans aux États-Unis de 3,1% à 3,8% entre 2017 et 2025. Passer la publicité Publicité Un impact sur le long terme Ils assurent que la hausse concerne principalement des emplois télétravaillables, et prennent notamment l’exemple des ingénieurs software, plus touchés par le phénomène que les ingénieurs mécaniques. En outre, ils situent le déclin de l’emploi avant l’avènement des principaux assistants IA. «Quand on observe les emplois très exposés à l’IA, on voit toujours la différence entre les juniors et les seniors selon le type d’emploi - à distance ou non», ajoutent les économistes. Ils pointent les différents inconvénients du distanciel : cela limite le mentorat et les feedbacks, restreignant la montée en compétences. L’impact ne se limiterait d’ailleurs pas à l’embauche : plusieurs enquêtes prouvent que les jeunes qui débutent dans un marché du travail ralenti souffrent souvent d’une progression moins rapide et de salaires moins élevés.


