Clap de fin pour Imane Khelif ? Le CIO durcit les règles
Clap de fin pour Imane Khelif ? La championne olympique algérienne pourrait se voir empêchée de défendre son titre aux JO de Los Angeles 2028, en vertu d’une nouvelle disposition que vient de prendre le Comité international olympique (CIO).
L’instance internationale a décidé ce jeudi 26 mars de rétablir les tests chromosomiques pour les athlètes participant aux JO 2028 de Los Angeles.
Ces tests étaient en vigueur entre 1968 et 1996. Leur rétablissement fait suite à la polémique mondiale suscitée par la victoire de l’Algérienne Imane Khelif aux JO de Paris en 2024.
L’admissibilité aux compétitions olympiques féminines « est désormais réservée aux personnes de sexe biologique féminin”, qui ne sont pas porteuse du gène SRY, a indiqué le CIO dans un communiqué. La disposition n’est pas rétroactive. Autrement dit, la médaille olympique gagnée à Paris par Imane Khelif ne sera pas retirée même si elle est recalée au test annoncé.
La disposition bannit systématiquement les athlètes transgenres et celles qui sont naturellement porteuses de variations génétiques tout en étant considérées comme des filles depuis leur naissance.
Imane Khelif fait partie de cette dernière catégorie. Née fille et ayant vécu toute sa vie en tant que telle, elle a néanmoins elle-même reconnu qu’elle est porteuse du gène SRY.
“Oui, et c’est naturel”, a-t-elle dit dans un entretien au journal français L’Équipe en février dernier.
“J’ai des hormones féminines. Et les gens ne le savent pas, mais j’ai pris des traitements hormonaux pour faire baisser mon taux de testostérone pour des compétitions”, a-t-elle ajouté.
“L’admissibilité à toute épreuve féminine des Jeux Olympiques ou d’un autre événement du CIO, qu’il s’agisse de sports individuels ou d’équipe, est désormais réservée aux personnes de sexe biologique féminin, déterminé sur la base d’un dépistage du gène SRY, qui sera réalisé une seule fois dans la vie de l’athlète”, lit-on dans un nouveau document intitulé “Politique sur la protection de la catégorie féminine dans le sport olympique et principes directeurs pour les Fédérations Internationales et autres instances dirigeantes sportives”, adopté ce jeudi par le CIO.
Le CIO met en place un test qui risque de barrer la route des JO 2028 à Imane Khelif
Pour savoir si une athlète peut participer dans la catégorie féminine, il conviendra de réaliser en premier lieu un dépistage du gène SRY afin de confirmer l’absence ou la présence de ce gène, a indiqué le document.
Le CIO estime, “sur la base des preuves scientifiques, que la présence du gène SRY est immuable tout au long de la vie et représente une preuve extrêmement fiable qu’un athlète a connu un développement sexuel masculin”.
Le gène étant immuable, le dépistage ne devra être réalisé qu’une seule fois dans la vie de l’athlète, à moins qu’il n’y ait des raisons de penser que ce résultat négatif est erroné, précise le CIO.
L’instance olympique laisse toutefois une infime possibilité de repêchage pour les “rares” athlètes “ayant reçu un diagnostic de syndrome d’insensibilité totale aux androgènes (SICA) ou d’autres anomalies ou troubles rares du développement sexuel (DSD) qui ne bénéficient pas des effets anabolisants et/ou améliorant les performances de la testostérone”.
“En tant qu’ancienne athlète, je suis profondément attachée au droit de chaque olympien et de chaque olympienne de participer à une compétition équitable”, a déclaré la présidente du CIO, la Zimbabwéenne Kirsty Coventry.
Lors des JO de Paris 2024, la boxeuse algérienne avait été défendue par le CIO, présidé alors par l’Allemand Thomas Bach, contre les attaques qui la ciblaient. Khelif était accusée d’être une transgenre par le président de la Fédération internationale de boxe IBA et de nombreuses personnalités mondiales, dont Donald Trump et le milliardaire Elon Musk.
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