«C’est un trou à fric, mais essentiel» : sous le soleil de Saint-Sauvant, petits et grands au secours de la piscine rurale, vestige convivial de la France des années 70
•Menacée de fermeture par Grand Poitiers, la piscine de Saint-Sauvant (86) est désormais gérée au quotidien par une association d’habitants.
•Antoine Paillard/ABACA Accueil Société Réservé aux abonnés «C’est un trou à fric, mais essentiel» : sous le soleil de Saint-Sauvant, petits et grands au secours de la piscine rurale, vestige convivial...
•Les habitants de cette commune de la Vienne se sont battus pour garder la leur.
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Menacée de fermeture par Grand Poitiers, la piscine de Saint-Sauvant (86) est désormais gérée au quotidien par une association d’habitants. Antoine Paillard/ABACA Accueil Société Réservé aux abonnés «C’est un trou à fric, mais essentiel» : sous le soleil de Saint-Sauvant, petits et grands au secours de la piscine rurale, vestige convivial de la France des années 70 REPORTAGE - Les piscines municipales françaises sont aujourd’hui vieillissantes. Les habitants de cette commune de la Vienne se sont battus pour garder la leur. Sans bassin, «beaucoup de gens ici qui ne partent jamais en vacances crèveraient tous seuls de chaud». Par Jeanne Durieux, envoyée spéciale à Saint-Sauvant (Vienne) Le 12 juillet 2026 à 14h37 Suivre Ajouter Le Figaro à vos sources préférées Sujets Natation Lire dans l’app Sauvegarder Nouvelle fonctionnalité ! Avec votre compte, vous pouvez désormais sauvegarder des articles pour les lire plus tard sur tous vos appareils. Sauvegarder Fermer Sauvegarder un article Pour sauvegarder un article vous devez être connecté, vous pourrez ainsi les consulter sur tous vos appareils. Créer un compte Se connecter Copier le lien Lien copié Mail Facebook X Linkedin Messenger WhatsApp Tiziano a «très envie» de faire «une très grosse bombe». Un pied sur le plongeoir, le garçon de treize ans remonte son maillot d’une main, plisse un œil pour estimer la profondeur de la piscine. Le petit veut s’élancer, mais dérape sur le sol mouillé, bat des bras, se retient en vain au plongeoir, finit par s’écraser dans l’eau scintillante du bassin, ridée par les brasses des retraités qui barbotent. Son copain Matthew éclate de rire. C’est la troisième «bombe» de l’après-midi, -«mais la seule ratée» -, sans doute la vingtième depuis le début de la semaine - et «je sais pas, peut-être la centième» depuis l’ouverture de la piscine municipale de Saint-Sauvant (Vienne) début juillet. Les deux garçons viennent tous les jours, ils y seront tout l’été : Tiziano vient chercher Matthew chez lui en trottinette électrique, le second plie ses grandes jambes pour se fourrer dans une remorque de vélo pour enfants attelée à la trottinette, et les deux compères ainsi installés filent à la piscine. Rendez-vous quotidien indispensable dans un été caniculaire, qui plus est «à Saint-Sauvant, où sans piscine et quand il fait trop chaud, on n’a rien à faire de l’été». Dans cette commune rurale de 1300 âmes, on compte un clocher, une pharmacie, deux ronds-points, des chapelets de maisons aux toits rouges. À l’horizon, rien que le soleil de juillet qui poudroie, l’herbe des plaines agricoles qui verdoie... Et l’eau bleue de la piscine municipale Pérochon-Souché qui clapote gaiement depuis sa construction en 1971 dans ce petit coin «au bout du bout» du département de la Vienne, en plein pays mélusin. Elle a pourtant failli fermer voici deux ans : la faute aux installations délabrées, au coût des réparations, à la présence d’autres piscines dans la région qui auraient pu absorber les baigneurs de Saint-Sauvant. C’était sans compter la mobilisation inédite des habitants qui se sont constitués en une association nommée «O Bains de Campagne» et ont fini par récupérer la gestion en usufruit de ce bassin de 25 mètres. «Bazar de bazar, plein de gens ici ne partent jamais en vacances, et crèvent de chaud. Une piscine, c’est un enjeu démocratique», tempête Carole, 80 ans. Cet article est réservé aux abonnés. Il vous reste 82% à découvrir. Vous avez envie de lire la suite ? Débloquez tous les articles immédiatement. TESTEZ POUR 0,99€ Déjà abonné ? Connectez-vousالمصدر: Le Figaro | Source: Le Figaro
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