« C’est devenu comme de l’esclavagisme » : les livreurs à vélo témoignent de leurs conditions de travail
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RécitRécitÉconomie« C’est devenu comme de l’esclavagisme » : les livreurs à vélo témoignent de leurs conditions de travailPression constante, épreuve physique, salaires misérables, caprice des clients… Le quotidien des livreurs est aussi précaire que rude. Témoignages.Par Louise Colcombet Le 22 avril 2026 à 20h27Les conditions de travail des livreurs à vélo, comme ceux travaillants pour Uber Eats ou Deliveroo sont harassantes au quotidien. LP/Sébastian CompagnonOffrir cet articleRéagirEnregistrerPartagerLes deux-roues, reconnaissables à leur sacoche isotherme vert pomme, s’entassent devant la Maison des Coursiers, dans le centre de Paris. Financée par la mairie, cette structure associative offre un refuge aux livreurs à vélo qui peuvent y obtenir une aide administrative, consulter une infirmière ou y patienter au chaud. Ce jeudi après-midi, plus un siège n’est disponible.« Entre 14 heures et 18 heures, il ne se passe rien. On attend », éclaire Abou, livreur depuis six ans, sept jours sur sept. Certains se connectent dès 7 heures du matin, lui a commencé sa journée à midi mais n’a aucune idée de l’heure à laquelle il rentrera chez lui, dans le Val-d’Oise. La veille, il s’est arrêté à minuit, faute de commandes, pour un total de 56 euros bruts. « Quand le temps n’est pas bon, qu’il fait froid ou qu’il pleut, on peut monter à 1 200 euros par semaine. Mais parfois, c’est 800 euros ou 400 euros. »Lire l’article maintenantDéjà abonné ? Se connecterJournal du jour22 avril 2026Lire le journal





