« Ce serait un symbole fort » : à Brest, il veut rendre le canon Baba Merzoug, rapporté en 1830 d’Algérie
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En région,Finistère« Ce serait un symbole fort » : à Brest, il veut rendre le canon Baba Merzoug, rapporté en 1830 d’AlgérieIl est là depuis 1830, et sa présence est sans cesse remise en question. Christian Guyonvarc’h, conseiller régional breton, milite pour la restitution à l’Algérie du canon Baba Merzoug, nommé La Consulaire par les Français, saisi en 1830 lors de la prise d’Alger.Par Nora Moreau Le 22 avril 2026 à 15h53Le canon ottoman Baba Merzoug, capturé en 1830 à Alger par l'armée française et installé à Brest, fait l'objet d'une nouvelle campagne de restitution menée par un élu régional breton. LP/Nora MoreauRéagirEnregistrerPartagerPlanté entre des navires militaires, des grues et un ancien hélicoptère de l’armée, il interroge les passants qui admirent l’arsenal de Brest (Finistère) du haut du pont de Recouvrance, du téléphérique ou au travers des grilles du bas du boulevard Jean-Moulin.« C’est quoi, ce truc ? », entend-on souvent chez les promeneurs… Brestois ou non. Avec sa couleur presque turquoise, ce grand pylône de plusieurs mètres de haut, surplombé d’un coq aux mêmes teintes, n’est autre qu’un canon érigé en monument.À lire aussi« On n’est pas près de vider les musées » : combien d’œuvres spoliées durant la colonisation vont vraiment quitter la France ?Et pas des moindres, en l’occurrence, car il s’agit d’un canon, le Baba Merzoug (« Père chanceux » en arabe), qui a des siècles durant, gardé le port d’Alger. Un canon qui tirerait ses origines de l’Empire Ottoman, daterait de 1515, et aurait rejoint l’Algérie en appui des campagnes militaires du sultan Sélim Ier.Or ce basilic de 12 tonnes, nommé « La Consulaire » par les Français, aurait été saisi, comme d’autres canons, en 1830, lors de la prise d’Alger par l’armée française, alors commandée par le général de Bourmont et l’amiral Duperré. « Ce dernier, qui fût en poste à Brest, a fait ériger à la verticale le canon, telle une colonne, et l’a fait surplomber, en 1837, d’un coq aux ailes déplo...





