«Ce n’est pas une baguette magique»: face au fléau des violences sexuelles, la castration chimique est-elle une illusion?
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L’objectif du traitement inhibiteur de libido est de bloquer la production de testostérone, l’hormone responsable du désir sexuel chez l’homme. Illustration Charlotte Paroielle / Le Figaro Accueil Faits divers Réservé aux abonnés «Ce n’est pas une baguette magique»: face au fléau des violences sexuelles, la castration chimique est-elle une illusion? ENQUÊTE - L’ancien ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau s’est dit «favorable à la castration chimique», estimant qu’il fallait «traiter le mal à partir de la racine». Elle est régulièrement présentée comme «la solution miracle» pour éviter la récidive. Par Esther Paolini et Emma Ferrand Le 8 juin 2026 à 12h51 Suivre Ajouter Le Figaro à vos sources préférées Sujets Crimes sexuels récidive Lire dans l’app Sauvegarder Nouvelle fonctionnalité ! Avec votre compte, vous pouvez désormais sauvegarder des articles pour les lire plus tard sur tous vos appareils. Sauvegarder Fermer Sauvegarder un article Pour sauvegarder un article vous devez être connecté, vous pourrez ainsi les consulter sur tous vos appareils. Créer un compte Se connecter Copier le lien Lien copié Mail Facebook X Linkedin Messenger WhatsApp Face à la colère et la douleur légitimes des victimes, la castration chimique, a fortiori obligatoire, revient régulièrement sur la table. Véritable serpent de mer, elle est souvent brandie comme LA solution qui pourrait répondre à l’exigence du «plus jamais ça», de nouveau clamé ce dimanche, lors de la marche blanche pour la jeune Lyhanna, à Fleurance, dans le Gers dimanche. Interrogé au micro de CNEWS sur le fléau des violences sexuelles dans le périscolaire, le président du parti Les Républicains Bruno Retailleau s’y est déclaré favorable, affirmant qu’il fallait «traiter le mal à partir de la racine». Au printemps dernier, la fille de Gisèle Pelicot avait affirmé à la télévision britannique Sky News que la castration chimique obligatoire pourrait être «une partie de la solution» pour les hommes comme son père. En Europe, plusieurs pays réfléchissent à la rendre systématique pour les individus condamnés pour des faits de nature sexuelle. Mais derrière ce procédé se cachent des mythes dans lesquels il serait dangereux de se laisser bercer. Désengorger les prisons «Lorsque vous êtes à ce niveau de criminalité, il n’y a rien d’autre que vous puissiez faire», a estimé Caroline Darian, la fille de Gisèle Pelicot. Elle était interrogée sur la question alors que le Royaume-Uni envisageait de rendre obligatoire la castration chimique pour certains délinquants sexuels. La ministre de la Justice Shabana Mahmood entendait ainsi réduire le risque de récidive et désengorger les prisons anglaises surpeuplées. Elle s’appuyait sur une expérimentation lancée dans plusieurs établissements pénitentiaires où des traitements inhibiteurs de libido ont été proposés sur la base du volontariat. Actuellement, 14.863 personnes purgent une peine de prison pour des infractions sexuelles en Angleterre et au Pays de Galles, soit environ 21% de la population carcérale adulte. Face à ce fléau, la solution a de quoi séduire. Cet article est réservé aux abonnés. Il vous reste 81% à découvrir. Vous avez envie de lire la suite ? Débloquez tous les articles immédiatement. TESTEZ POUR 0,99€ Déjà abonné ? Connectez-vous





