Carburants : la chute de la consommation fait plonger les recettes fiscales de l’État, selon Lecornu
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Carburants : la chute de la consommation fait plonger les recettes fiscales de l’État, selon Lecornu Par Le Figaro avec AFP Le 12 mai 2026 à 15h24 Sujets Carburants Sébastien Lecornu Consommation Lire dans l’app Sauvegarder Nouvelle fonctionnalité ! Avec votre compte, vous pouvez désormais sauvegarder des articles pour les lire plus tard sur tous vos appareils. Sauvegarder Fermer Sauvegarder un article Pour sauvegarder un article vous devez être connecté, vous pourrez ainsi les consulter sur tous vos appareils. Créer un compte Se connecter Copier le lien Lien copié Mail Facebook X Linkedin Messenger WhatsApp «Sur les 10 premiers jours du mois de mai, les recettes liées au carburant reculent d’environ 300 millions d’euros, sous l’effet d’une forte baisse de la consommation (-30%)», a écrit sur X le premier ministre. LUDOVIC MARIN / REUTERS Selon le premier ministre, les recettes liées aux carburants ont reculé d’environ 300 millions d’euros sur les dix premiers jours du mois de mai, sous l’effet de la baisse marquée de la consommation, dans le contexte de guerre au Moyen-Orient. Passer la publicité Passer la publicité Publicité Les recettes fiscales de l'État liées à la flambée des prix des carburants déclenchée par la guerre au Moyen-Orient sont désormais en baisse, en raison d'une chute d'un tiers de la consommation pendant les dix premiers jours de mai, a rapporté mardi sur X Sébastien Lecornu. Cette baisse prive ses adversaires politiques d’arguments alors que les oppositions réclament une diminution de la fiscalité. «Sur les 10 premiers jours du mois de mai, les recettes liées au carburant reculent d’environ 300 millions d’euros, sous l’effet d’une forte baisse de la consommation (-30%)», a écrit sur le réseau social le premier ministre. Après des recettes fiscales supplémentaires sur mars-avril d’environ 190 millions d’euros, les recettes depuis le 1er mars «repassent sous leur niveau de l’an dernier : -105 millions d’euros», ajoute-t-il. Il souligne que «les effets de la crise se font désormais directement sentir sur les recettes fiscales» et qu’il «n’y a pas, et il n’y a jamais eu, de “cagnotte”». Passer la publicité Publicité Le gouvernement avait promis de faire un point tous les dix jours sur les éventuels surplus fiscaux générés par la hausse des prix à la pompe. Quand les Français consomment moins, cela engendre moins de taxes fixes (accises). En revanche, des prix plus élevés génèrent plus de TVA, avait expliqué début mai le gouvernement. Ce qui a pu alimenter l’idée d’une «cagnotte» abondée par un «surplus fiscal» dont le montant a évolué au fil du temps. À lire aussi Guerre au Moyen-Orient : l’État s’enrichit-il vraiment grâce aux «surplus» de recettes fiscales liées à la flambée des carburants ? Les taxes représentent 60% du prix à la pompe Quoi qu’il en soit, si l’envolée des prix des carburants devait générer des surplus, ces derniers financeraient intégralement les aides aux secteurs touchés et aux «grands rouleurs», avait promis Sébastien Lecornu. Le chef de file des députés Républicains Laurent Wauquiez a assuré mardi matin sur FranceInfo que l’État «fait des recettes supplémentaires», proposant de les affecter «à la baisse de la taxe sur l’essence», pour réduire le prix du litre de 10 centimes. Les taxes représentent près de 60% du prix de l’essence et du gazole à la pompe, et moins de la moitié des recettes fiscales reviennent à l’État - le reste va notamment aux régions et aux départements. Ces recettes fiscales se décomposent en TVA mais surtout en «droits d’accise», qui sont un impôt indirect calculé en fonction du volume du produit mis en circulation, et non du prix de vente final du carburant.





