Cannes 2026 : Park Chan-wook, président du jury, se dit prêt à des « débats féroces »
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Park Chan-wook, président du jury du 79ᵉ Festival de Cannes, sur scène lors de la cérémonie d’ouverture, le 12 mai 2026. SAMEER AL-DOUMY/AFP N’en croyez pas ses films qui, de Old Boy (2003) à Aucun autre choix (2025), en passant par Lady Vengeance (2005) ou Thirst, ceci est mon sang (2009), ont fait sa réputation : nulle violence chez ce paisible étudiant en philosophie, ayant discrètement ripé vers le cinéma après avoir vu Sueurs froides (1958) d’Hitchcock au ciné-club de sa fac. Park Chan-wook est élégant, discret, il marche à petits pas sur la moquette du Festival, n’élève pas la voix ni ne s’impatiente quand il vous parle. Sur son bras gauche, il arbore une montre élégante sur laquelle on distingue deux petits cadrans : le premier indique l’heure en Corée, l’autre celle de l’endroit où il est quand il y est. Aux Etats-Unis, par exemple, où il va tourner son futur 13e long-métrage, The Brigands of Rattlecreek (avec Matthew McConaughey, Austin Butler et Pedro Pascal). Ou, en l’occurrence, donc, à Cannes, où il préside cette année le jury qui remettra la Palme d’or. L’homme est un habitué du Palais. Quatre fois en compétition, trois fois récompensé (Grand Prix en 2004 pour Old Boy, Prix du jury en 2009 pour Thirst, ceci est mon sang et de la mise en scène en 2022 pour Decision to Leave), il a aussi déjà fait partie du jury sous la présidence de Pedro Almodovar en 2017. « Je veux faire comme lui à l’époque, être un président démocrate, qui écoute tout le monde et donne à chacun l’occasion de parler, souligne-t-il. Ce que je ne voudrais pas, c’est qu’on élise un film simplement parce que c’est le plus petit dénominateur commun, pas le meilleur film mais le plus consensuel. Or, pour que cela ne se passe pas comme ça, il va falloir que nous ayons des débats féroces ! » Un thriller à suivre. Il vous reste 67.77% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.



