Cannes 2026 : « Living Twice, Dying Thrice », une traversée baroque de la nuit iranienne
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Image extraite du film « Living Twice, Dying Thrice », de Karim Lakzadeh. REPASSFILM ACID Karim Lakzadeh, né à Chiraz en Iran voici presque quarante ans, cinq longs-métrages à son actif, est un strict inconnu en France. Il revient à la dernière-née des sections indépendantes cannoises, l’Association du cinéma indépendant pour sa diffusion (ACID), de le révéler dans notre pays, ce dont elle peut raisonnablement s’enorgueillir eu égard à l’intérêt et à la dinguerie bienvenue de son film. Living Twice, Dying Thrice est de fait, après Viendra la révolution, de Pegah Ahangarani, et à mille lieues de cette dernière, la deuxième belle découverte iranienne de cette édition cannoise. On est ici dans une économie de dessous de manteau et d’autorisation officielle ellipsée. La catégorie est celle de la fable déjantée, du punk perse, de la ballade jarmuschienne. Voici encore quelque chose qui ne franchit que très rarement le détroit d’Ormuz, et à quoi la mémoire cinéphilique pourrait par exemple comparer Sommeil amer (2004), de Mohsen Amiryoussefi (l’histoire d’un laveur de morts misanthrope qui sent sa dernière heure venir et tente de se racheter), ou plus récemment Valley of Stars (2016), de Mani Haghighi (polar sous substance forte). Il vous reste 70.69% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.





