Baignade sur la côte basque : une microalgue toxique sous surveillance
•La microalgue toxique Ostréopsis, repérée sur la côte basque, a conduit à la fermeture de plusieurs plages.
•Cette algue prolifère dans les eaux chaudes près des littoraux rocheux, favorisée par la pollution et le réchauffement climatique.
•Les symptômes de toxicité incluent des irritations ORL et des éruptions cutanées, avec des recommandations pour éviter les zones à risque.
Baignade sur la côte basque : une microalgue toxique sous surveillance Par Astrid Taupin Le 10 juillet 2026 à 18h47 Suivre Ajouter Le Figaro à vos sources préférées Sujets Baignade Lire dans l’app Sauvegarder Nouvelle fonctionnalité ! Avec votre compte, vous pouvez désormais sauvegarder des articles pour les lire plus tard sur tous vos appareils. Sauvegarder Fermer Sauvegarder un article Pour sauvegarder un article vous devez être connecté, vous pourrez ainsi les consulter sur tous vos appareils. Créer un compte Se connecter Copier le lien Lien copié Mail Facebook X Linkedin Messenger WhatsApp L’ostréopsis, microalgue toxique bien connue en Méditerranée depuis plusieurs années, est désormais implantée sur la côte basque, française (ici Guéthary) comme espagnole Jorge Argazkiak - stock.adobe.com Après être apparue pour la première fois en 2021, la microalgue Ostréopsis fait son retour. Invisible à l’œil nu et toxique pour l’homme, elle avait entraîné la fermeture des plages du Port-Vieux à Biarritz le 30 juin, et de Cénitz à Guéthary le 2 juillet. Passer la publicité Passer la publicité Publicité Baignade sous surveillance sur une partie de la côte basque, alors que le mercure grimpe ce week-end. Comme l’indique la communauté d’Agglomération Pays Basque (CAPB) sur son site internet, l’ostréopsis prolifère dans les eaux théoriquement chaudes et calmes, près des littoraux rocheux. Cette microalgue toxique pour l’homme était apparue de façon conséquente sur cette à l’été 2021, créant un vent de panique et la fermeture de plusieurs plages. Cet été, elle avait entraîné la fermeture des plages du Port-Vieux à Biarritz le 30 juin, et de Cénitz à Guéthary le 2 juillet. « Elle provoque des symptômes ORL : gorge qui gratte, goût métallique dans la bouche, yeux qui piquent, et pour certains des éruptions cutanées », rapporte le Dr Sylvie Péres, dermatologue à Biarritz et coprésidente du collectif Vague Toxique, qui dénonce l’ensemble des pollutions marines sur la côte basque. Passer la publicité Publicité Un risque qui dépasse la baignade Trois facteurs favorisent le développement de cette algue : une température élevée de l’eau, comme observé après les récentes canicules ; un support propice, puisqu’elle a tendance à s’accrocher aux algues brunes présentes sur les rochers, témoins d’un milieu trop riche en nutriments, notamment en phosphore et en azote issus de l’agriculture intensive ; et une mauvaise gestion des eaux usées. « Le réchauffement climatique y est pour quelque chose, mais aussi la pollution provoquée par l’homme en général », précise le Dr Péres. Le risque de contamination ne se limite pas à la baignade : les particules présentes dans les embruns peuvent également provoquer des symptômes. C’est pourquoi la CAPB recommande aux personnes fragiles (souffrant de maladies respiratoires, cardiaques ou chroniques) d’éviter les abords des plages où la baignade est interdite. Nouvelle hausse des températures Si la douche après la baignade reste conseillée, elle ne suffit pas, déplore le Dr Péres, qui préconise aussi de se rincer le nez et les yeux au sérum physiologique. La concentration de cette algue fluctue fortement d’un jour à l’autre. À Cénitz, elle est passée de 134 000 cellules par litre d’eau de mer le 1er juillet à 15 960 dès le lendemain. Au-delà de 100 000 cellules par litre, la fermeture des plages est recommandée. Au Port-Vieux, les taux font le yoyo : 118 000 cellules le 29 juin, 32 600 le 30 juin, puis une remontée à 47 520 le 2 juillet et 38 260 le 9 juillet. Avec une hausse des températures attendue dès ce samedi 11 juillet, qui devrait dépasser les 35°C et une mer très calme, le contexte invite à la vigilance, tant les concentrations de cette microalgue peuvent évoluer rapidement.المصدر: Le Figaro | Source: Le Figaro
→La microalgue toxique Ostréopsis, repérée sur la côte basque, a conduit à la fermeture de plusieurs plages.
→Cette algue prolifère dans les eaux chaudes près des littoraux rocheux, favorisée par la pollution et le réchauffement climatique.
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