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Bagages cabine, retards, choix du siège : ce qui va réellement changer pour les passagers aériens

سياسة
Le Figaro
2026/06/15 - 17:40 501 مشاهدة
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Bagages cabine, retards, choix du siège : ce qui va réellement changer pour les passagers aériens Par Yan Bernard-Guilbaud Le 15 juin 2026 à 19h40 Suivre Ajouter Le Figaro à vos sources préférées Sujets compagnie aérienne transport aérien Consommation Lire dans l’app Sauvegarder Nouvelle fonctionnalité ! Avec votre compte, vous pouvez désormais sauvegarder des articles pour les lire plus tard sur tous vos appareils. Sauvegarder Fermer Sauvegarder un article Pour sauvegarder un article vous devez être connecté, vous pourrez ainsi les consulter sur tous vos appareils. Créer un compte Se connecter Copier le lien Lien copié Mail Facebook X Linkedin Messenger WhatsApp Bagage cabine, choix du siège, indemnisation en cas de retard… L’Union européenne encadre mieux les frais annexes facturés par les compagnies aériennes et de préserver les droits actuels des passagers. andrey gonchar - stock.adobe.com Après treize ans de négociations, le Conseil de l’Union européenne et le Parlement sont parvenus ce lundi 15 juin à un accord sur les droits des passagers aériens. Indemnisation, bagages, placement des familles, réacheminement : voici ce qui va réellement changer. Passer la publicité Passer la publicité Publicité Sommaire Retards : le seuil de trois heures est finalement préservé Bagage cabine : il devra être inclus dans le tarif affiché par défaut Les familles pourront être placées ensemble sans supplément Des réclamations mieux encadrées La fin de la règle du «no-show» sur le vol retour Un réacheminement plus rapide en cas d’annulation Une assistance plus clairement définie Rien ne s’appliquera immédiatement Afficher plus Un bagage cabine enfin gratuit, la fin des suppléments pour asseoir un parent près de son enfant, des cartes d’embarquement accessibles sans télécharger d’application… Depuis quelques jours, la réforme européenne des droits des passagers aériens donne lieu à une avalanche d’annonces plutôt réjouissantes pour les voyageurs. Encore faut-il distinguer ce qui pourrait réellement changer de ce qui existe déjà — ou demeure en négociation. Ce lundi 15 juin, treize ans après la présentation du projet par la Commission européenne, les négociateurs du Parlement et les représentants des vingt-sept États membres ont finalement trouvé un terrain d’entente. L’accord conclu ce jour préserve l’indemnisation à partir de trois heures de retard, impose une présentation plus transparente des tarifs avec bagage cabine et renforce plusieurs droits en cas de perturbation. Passer la publicité Publicité Il ne signifie pourtant pas que tous les frais annexes vont disparaître. Certaines mesures abondamment commentées ces derniers jours, comme la gratuité systématique d’un bagage cabine de 7 kg ou la correction sans frais du nom du passager, ne figurent pas clairement dans le premier communiqué officiel. Le texte doit encore être relu sur les plans juridique et linguistique, puis formellement adopté par le Parlement européen et le Conseil avant de pouvoir entrer en vigueur. À lire aussi Été 2026 : ces compagnies aériennes qui assouplissent (enfin) leurs conditions de billets Retards : le seuil de trois heures est finalement préservé C’était le principal point de crispation. Les voyageurs conservent le droit de réclamer une indemnisation lorsque leur vol arrive avec plus de trois heures de retard, sauf circonstances extraordinaires exonérant la compagnie. Les montants resteront compris entre 250 euros (jusqu’à 1500 km), 400 euros pour les vols intracommunautaires et ceux compris entre 1500 et 3500 km et 600 euros pour les autres vols. La Commission européenne avait envisagé de relever le seuil de déclenchement de l’indemnisation, tandis que les États membres souhaitaient encore récemment limiter son montant maximal à 500 euros. Les Vingt-Sept ont finalement renoncé à cette réduction des droits. C’est une victoire importante pour les associations de consommateurs, mais pas, à proprement parler, un nouveau droit : le régime actuel est simplement sauvé. Passer la publicité Publicité Bagage cabine : il devra être inclus dans le tarif affiché par défaut L’accord ne rend pas, à proprement parler, le bagage cabine gratuit. Il impose aux compagnies d’afficher par défaut, avant le début de la réservation, un tarif comprenant le transport d’un bagage à main. Le premier prix présenté au voyageur ne pourra donc plus correspondre uniquement à un billet autorisant un petit sac placé sous le siège. L’objectif est de faciliter la comparaison entre les compagnies et d’éviter que des suppléments presque incontournables ne viennent gonfler le tarif au fil de la réservation. Le coût du bagage ne disparaît pas : il est intégré dès le départ au prix de référence. Le communiqué officiel ne précise toutefois ni le poids ni les dimensions du bagage concerné. Le Parlement réclamait jusqu’ici la possibilité d’emporter gratuitement un objet personnel et un petit bagage cabine de 7 kg. Cette définition plus généreuse n’apparaît pas dans la présentation officielle de l’accord. À lire aussi Ne payez pas : en avion, ces accessoires que vous pouvez embarquer sans frais sont parfois facturés à tort Les familles pourront être placées ensemble sans supplément L’accord prévoit que les familles puissent être installées côte à côte sans avoir à payer de frais supplémentaires pour choisir leurs sièges. Cette garantie vise à éviter qu’un enfant soit séparé de l’adulte qui l’accompagne lorsque les places sont attribuées automatiquement par la compagnie. La mesure ne signifie pas pour autant que les voyageurs pourront sélectionner gratuitement n’importe quels sièges dans l’appareil. Elle impose seulement à la compagnie de réunir les membres d’une même famille sans leur facturer cette proximité. Une protection comparable est également prévue pour les personnes à mobilité réduite et leur accompagnateur. Lire le dossier Voyages en avion : nos conseils, itinéraires et toutes les nouveautés dans les airs Passer la publicité Publicité Des réclamations mieux encadrées Les compagnies devront faciliter les démarches des voyageurs susceptibles d’obtenir une indemnisation. Lorsqu’un retard peut ouvrir droit à compensation, elles devront en informer électroniquement les passagers dans les 96 heures suivant l’arrivée du vol. Toute demande devra faire l’objet d’un accusé de réception immédiat, puis d’un paiement ou d’une réponse motivée dans un délai de trente jours. Un encadrement qui vise à réduire les parcours de réclamation parfois longs et opaques. La fin de la règle du «no-show» sur le vol retour Une compagnie ne pourra plus refuser l’embarquement d’un passager sur son vol retour au seul motif qu’il n’a pas utilisé le trajet aller. Cette pratique, dite du «no-show», pouvait jusqu’ici conduire à l’annulation automatique du second segment d’un billet aller-retour. Le voyageur conservera désormais le droit d’emprunter son vol retour, même s’il a rejoint sa destination par un autre moyen. Un réacheminement plus rapide en cas d’annulation En cas d’annulation ou de refus d’embarquement, la compagnie devra proposer une solution de réacheminement dans les trois heures. Celle-ci pourra passer par un autre transporteur aérien ou par un autre mode de transport. Si aucune proposition satisfaisante n’est faite dans ce délai, le passager pourra organiser lui-même son trajet et demander le remboursement des frais engagés, dans la limite prévue par le texte. Une assistance plus clairement définie Les passagers devront aussi pouvoir accéder à une connexion internet, effectuer deux communications et, si une nuit sur place devient nécessaire, bénéficier d’un hébergement ainsi que du transport jusqu’à l’hôtel. ingoodtime - stock.adobe.com L’accord précise également les obligations des compagnies envers les voyageurs immobilisés. Des rafraîchissements devront être proposés toutes les deux heures, ainsi qu’un repas après trois heures d’attente puis à intervalles réguliers. Les passagers devront aussi pouvoir accéder à une connexion internet, effectuer deux communications et, si une nuit sur place devient nécessaire, bénéficier d’un hébergement ainsi que du transport jusqu’à l’hôtel. À défaut de prise en charge, les dépenses raisonnables engagées pourront être remboursées. Rien ne s’appliquera immédiatement L’accord politique est désormais conclu, mais ces nouvelles règles ne s’appliqueront pas immédiatement. Le texte doit encore faire l’objet d’une révision juridique et linguistique, puis être formellement adopté par le Parlement européen et le Conseil. Aucune date d’entrée en vigueur n’est encore précisée. Pour les voyageurs, le bilan est néanmoins favorable. L’Europe a écarté la principale menace, celle d’une indemnisation déclenchée plus tardivement et plafonnée à un montant moins généreux. Elle renforce aussi les obligations des compagnies en matière d’information, de réacheminement et d’assistance, tout en protégeant les familles contre certains suppléments. Les transporteurs, eux, accueillent le compromis beaucoup plus fraîchement. La Fédération nationale de l’aviation et de ses métiers (FNAM), qui représente le secteur aérien français, dénonce une «nouvelle occasion manquée». Elle estime que le texte ne simplifie pas suffisamment les règles et ne trouve pas le bon équilibre entre la protection des voyageurs et la compétitivité des compagnies européennes. Selon elle, Bruxelles devrait surtout s’attaquer aux causes des retards et des annulations, notamment aux inefficacités du contrôle aérien. La réforme ne signe donc pas la fin du grand bazar tarifaire dans les airs, ni celle des retards. Elle garantit surtout que, lorsqu’un vol tourne mal, le passager ne soit pas le seul à en payer le prix. À lire aussi Air France, KLM et Transavia lancent des billets modifiables sans frais pour l’été
المصدر: Le Figaro | Source: Le Figaro

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