Bagages cabine, retards, choix du siège : ce qui devrait réellement changer pour les passagers aériens
Bagages cabine, retards, choix du siège : ce qui devrait réellement changer pour les passagers aériens Par Yan Bernard-Guilbaud Le 15 juin 2026 à 18h51 Suivre Ajouter Le Figaro à vos sources préférées Sujets compagnie aérienne transport aérien Consommation Lire dans l’app Sauvegarder Nouvelle fonctionnalité ! Avec votre compte, vous pouvez désormais sauvegarder des articles pour les lire plus tard sur tous vos appareils. Sauvegarder Fermer Sauvegarder un article Pour sauvegarder un article vous devez être connecté, vous pourrez ainsi les consulter sur tous vos appareils. Créer un compte Se connecter Copier le lien Lien copié Mail Facebook X Linkedin Messenger WhatsApp Bagage cabine, choix du siège, indemnisation en cas de retard… L’Union européenne tente de mieux encadrer les frais annexes facturés par les compagnies aériennes et de préserver les droits actuels des passagers. andrey gonchar - stock.adobe.com Indemnisation dès trois heures de retard, bagage cabine intégré au tarif, siège gratuit près d’un enfant… Parlement et États membres tentent ce lundi 15 juin de conclure une réforme engagée il y a plus de treize ans. Toutes les annonces ne signifient pourtant pas que les frais vont disparaître. Passer la publicité Passer la publicité Publicité Sommaire Retards : le seuil de trois heures serait finalement maintenu Bagage cabine : plus de transparence, mais pas forcément la gratuité Un parent pourrait s’asseoir près de son enfant sans supplément Une compagnie ne pourrait plus imposer son application mobile La correction d’un nom n’est pas encore clairement acquise Rien ne s’appliquera immédiatement Afficher plus Un bagage cabine enfin gratuit, la fin des suppléments pour asseoir un parent près de son enfant, des cartes d’embarquement accessibles sans télécharger d’application… Depuis quelques jours, la réforme européenne des droits des passagers aériens donne lieu à une avalanche d’annonces plutôt réjouissantes pour les voyageurs. Encore faut-il distinguer ce qui pourrait réellement changer de ce qui existe déjà — ou demeure en négociation. Ce lundi 15 juin, les représentants du Parlement européen et des vingt-sept États membres tentent à Strasbourg d’arracher un compromis sur ce texte présenté dès 2013 par la Commission européenne. Une réunion de conciliation particulièrement rare : aucune procédure de ce type n’avait été menée à son terme au niveau européen depuis plus de dix ans. Passer la publicité Publicité Les États ont franchi une étape importante vendredi dernier en acceptant de préserver l’indemnisation à partir de trois heures de retard et de mieux encadrer certains frais annexes. Mais leur proposition ne correspond pas entièrement aux ambitions du Parlement, notamment sur la gratuité du bagage cabine. Le résultat des négociations doit être présenté ce lundi soir. Que pourrait donc vraiment changer le texte pour les voyageurs ? Et que ne fait-il, en réalité, que préserver ? À lire aussi Été 2026 : ces compagnies aériennes qui assouplissent (enfin) leurs conditions de billets Retards : le seuil de trois heures serait finalement maintenu C’était le principal point de crispation. Les voyageurs conserveraient le droit de réclamer une indemnisation lorsque leur vol arrive avec plus de trois heures de retard, sauf circonstances extraordinaires exonérant la compagnie. Les montants resteraient compris entre 250 et 600 euros selon la distance du vol. La Commission européenne avait envisagé de relever le seuil de déclenchement de l’indemnisation, tandis que les États membres souhaitaient encore récemment limiter son montant maximal à 500 euros. Les Vingt-Sept ont finalement renoncé à cette réduction des droits. C’est une victoire importante pour les associations de consommateurs, mais pas, à proprement parler, un nouveau droit : le régime actuel est simplement sauvé. Bagage cabine : plus de transparence, mais pas forcément la gratuité C’est le point sur lequel les raccourcis sont les plus tentants. La proposition des États ne dit pas que toutes les compagnies devront transporter gratuitement une valise cabine en plus du petit sac glissé sous le siège. Passer la publicité Publicité Elle prévoit que le coût du bagage cabine soit intégré au tarif de base présenté au voyageur. Les compagnies pourraient ensuite accorder une réduction à ceux qui choisissent de voyager sans ce bagage. La différence est de taille. Le bagage ne disparaîtrait pas du prix du billet : son coût deviendrait simplement plus visible dès le début de la réservation. L’objectif est d’éviter qu’un tarif d’appel très bas ne se transforme, quelques clics plus tard, une fois ajoutés les services difficilement évitables. Le Parlement européen défendait une mesure plus généreuse : un objet personnel et un petit bagage cabine pesant jusqu’à 7 kg sans frais supplémentaires. Rien ne permet encore d’affirmer que cette disposition figurera telle quelle dans le compromis final. À lire aussi Ne payez pas : en avion, ces accessoires que vous pouvez embarquer sans frais sont parfois facturés à tort Un parent pourrait s’asseoir près de son enfant sans supplément Le projet doit également garantir qu’un adulte accompagnant un enfant puisse être placé à proximité de celui-ci sans avoir à payer l’option de sélection du siège. La mesure vise directement les compagnies qui attribuent aléatoirement les places aux voyageurs refusant de régler un supplément. Elle ne signifierait cependant pas que toute la famille pourra sélectionner gratuitement ses sièges : la garantie porterait sur le rapprochement de l’enfant et de son accompagnateur. Une protection comparable est défendue pour les personnes accompagnant un voyageur à mobilité réduite. Lire le dossier Voyages en avion : nos conseils, itinéraires et toutes les nouveautés dans les airs Passer la publicité Publicité Une compagnie ne pourrait plus imposer son application mobile Autre évolution très concrète : les transporteurs ne pourraient pas obliger leurs clients à télécharger leur application sur un téléphone pour accéder à leur carte d’embarquement. Cette disposition répond notamment au virage entièrement numérique pris par Ryanair, qui a supprimé depuis novembre la carte d’embarquement papier comme solution ordinaire. Les voyageurs devront pouvoir disposer d’une autre voie d’accès à leur titre d’embarquement. Cela ne signifie pas nécessairement que toutes les opérations réalisées au comptoir deviendront gratuites. Le texte vise d’abord l’obligation de passer par une application. La correction d’un nom n’est pas encore clairement acquise L’Union européenne envisage de supprimer les frais facturés pour corriger une simple erreur dans le nom d’un passager. Le transfert du billet à une autre personne resterait, lui, potentiellement payant. mehaniq41 / ADOBE STOCK La position votée par le Parlement européen prévoit également la suppression des frais demandés pour corriger une erreur dans le nom du passager. Mais ce point n’apparaît pas parmi les mesures confirmées vendredi par les États membres. Surtout, une simple correction orthographique ne doit pas être confondue avec le remplacement du passager par une autre personne. Même dans la version défendue par les eurodéputés, les compagnies pourraient continuer à facturer un véritable transfert du billet. Présenter dès aujourd’hui tout «changement de nom» comme gratuit serait donc prématuré. À lire aussi Voyager avec une coquille : quand une faute sur un billet d’avion coûte (très) cher Rien ne s’appliquera immédiatement Même si les négociateurs européens parviennent à un compromis ce lundi, les nouvelles règles ne s’imposeront pas immédiatement aux compagnies aériennes. Le texte devra encore être formellement approuvé par le Parlement européen et le Conseil, puis publié avant son entrée en vigueur. Pour les voyageurs, le bilan provisoire est donc contrasté. L’Europe semble avoir écarté la principale menace, celle d’une indemnisation plus tardive et moins généreuse. Elle veut aussi rendre certains frais plus lisibles et protéger les familles contre quelques suppléments particulièrement irritants. Mais la réforme ne signe pas encore la fin du grand bazar tarifaire dans les airs. Et le bagage cabine «gratuit», très vendeur dans les titres, pourrait surtout devenir un bagage déjà compris dans un prix de départ plus élevé. À lire aussi Air France, KLM et Transavia lancent des billets modifiables sans frais pour l’étéالمصدر: Le Figaro | Source: Le Figaro
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