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Baba Merzoug : un canon symbole des contradictions françaises avec l’Algérie

سياسة
TSA Algérie
2026/04/20 - 19:11 502 مشاهدة

« Restituer, c’est réparer l’histoire ». La sentence est de Sabrina Sebaihi, la députée écologiste française derrière l’initiative d’un projet de loi de restitution à l’Algérie du célèbre canon Baba Merzoug.

Le canon, pris par les troupes françaises lors de l’occupation de la ville d’Alger en 1830, trône depuis 1833 dans le port militaire de Brest, dans le Nord-Ouest de la France.

Les autorités françaises ont toujours refusé de le restituer à l’Algérie, ainsi que de nombreux objets symboliques. Une attitude qui ne cadre pas avec l’objectif déclaré d’aplanir le contentieux mémoriel pour tourner la page avec l’Algérie.

Sabrina Sebaihi vient d’annoncer qu’elle dépose une proposition de loi visant à permettre cette restitution.

« Je dépose une proposition de loi pour restituer le canon Baba Merzoug dit « La Consulaire » à l’Algérie, parce que la mémoire ne peut pas rester à sens unique et parce que la justice ne s’expose pas dans un arsenal », a écrit la députée d’origine algérienne ce lundi 20 avril sur X.

Ce n’est pas la première initiative du genre de la parlementaire. En mars 2024, elle a réussi à faire voter par l’Assemblée nationale une résolution reconnaissant et condamnant le massacre d’Algériens le 17 octobre 1961 à Paris.

En mars 2025, Mme Sebaihi a proposé la restitution des effets personnels de l’émir Abdelkader, qui serait « le signal d’une France qui ne craint plus la justice mémorielle, mais qui l’assume pour mieux avancer ».

Sa nouvelle proposition de loi survient alors qu’un autre projet de loi sur la restitution des biens spoliés durant la colonisation a été adopté par le Parlement français le 13 avril. Le texte rétrécit drastiquement la nomenclature des objets susceptibles d’être concernés par la restitution.

Selon le journal Le Monde, les dispositions de cette loi sont « très en deçà des attentes de l’Algérie » du fait que plusieurs catégories d’objets sont exclues, comme les saisies militaires et les objets appartenant à des établissements soumis à un régime juridique distinct.

Selon le même média, le caftan (ou burnous), des manuscrits et des fanions de l’Émir Abdelkader, ainsi que la clé de la ville de Laghouat pourraient être restitués, mais pas des éléments à forte charge symbolique, comme le sabre de l’Émir ou justement le canon Baba Merzoug, qui se retrouvent de facto exclus.

Pourquoi cette insistance à garder Baba Merzoug en France ?

Le canon Baba Merzoug est aussi appelé « La consulaire », car il aurait servi en 1683 à l’exécution du consul de France Jean le Vacher en représailles à une attaque.

Fait de bronze et de granite, le canon de calibre 10 pouces est long de 6,58 mètres et pèse 12 tonnes. Son origine est incertaine. Il aurait été fondu à Alger aux environs de 1540. Pendant trois siècles, il a été l’une des plus importantes pièces de défense de la ville d’Alger face aux assauts européens.

Après la prise d’Alger par les troupes françaises en 1830, l’amiral Duperré a transporté le canon comme un trophée de guerre jusqu’au port de Brest où il est toujours visible. Au musée de l’Armée, 38 autres canons ramenés d’Algérie sont toujours exposés. D’autres ont servi à frapper des pièces de monnaie à l’effigie du roi Louis-Philippe Iᵉʳ.

La restitution de biens symboliques a été proposée par l’historien Benjamin Stora dans son rapport sur les mémoires de la colonisation remis en janvier 2021 au président Emmanuel Macron. Pour Stora, il s’agit d’un moyen d’apaiser les passions entre les deux parties.

La question figure aussi dans les travaux de la commission mixte d’historiens mise en place fin 2022 mais gelée après le déclenchement de la crise politique entre les deux pays en juillet 2024.

Pour justifier le refus de restituer les biens réclamés, les autorités françaises ont toujours mis en avant la législation qui classe les biens culturels comme étant inaliénables et imprescriptibles.

Il semble néanmoins que la volonté politique n’y est pas. Sinon comment expliquer que la loi proposée pour permettre justement les restitutions soit très réduite dans son champ d’application ?

Benjamin Stora s’est étonné en mai 2025 de l’incohérence de la partie française qui, tout en espérant avancer avec l’Algérie sur le dossier mémoriel, refuse de restituer des objets parfois très simples.

Il est difficile de comprendre cette insistance de la France officielle à garder coûte que coûte certains objets, comme ce fameux canon Baba Merzoug.

Pourquoi, que représente-t-il et que changerait son éventuelle restitution ? L’incompréhension devient encore plus grande quand on sait que des restes de résistants algériens tués pendant la conquête coloniale sont toujours conservés au musée de l’Homme. Seuls 24 crânes ont été restitués en juillet 2020.

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