Au Maroc, le prix de la viande de mouton fait scandale à l’approche de l’Aïd
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Le marché aux bestiaux de Souk Larbia Guffaf, l’un des plus grands marchés locaux, dans la province de Khouribga, au sud de Rabat, le 22 avril 2026. ABDEL MAJID BZIOUAT / AFP Les journaux marocains sont unanimes : le mouton est trop cher. Alors que le royaume s’apprête à fêter l’Aïd-el-Kébir, mercredi 27 mai, les prix de la viande ovine, en moyenne deux fois plus hauts qu’en 2020, se sont envolés. La semaine précédente, la bête vivante se négociait jusqu’à 8 000 dirhams (750 euros) à Tanger, 10 000 dirhams (930 euros) à Fès et 12 000 dirhams (1 120 euros) à Casablanca, selon la presse. « Des niveaux inégalés » au Maroc, relevait, le 19 mai, le titre économique Médias24, pourtant peu enclin à l’alarmisme. Signe de l’urgence, le premier ministre, Aziz Akhannouch, faisait publier le lendemain un arrêté interdisant la vente de mouton hors des circuits autorisés. La mesure est censée garantir « la préservation du pouvoir d’achat des citoyens ». Mais elle est tardive, estime une partie de la presse, qui accuse le gouvernement d’inaction. L’hebdomadaire Telquel a consacré ses deux derniers numéros, publiés les 15 et 22 mai, à ce qu’il nomme un « scandale d’Etat », reprochant au chef du gouvernement d’avoir « tondu les Marocains ». En cause : les aides publiques massives accordées aux importateurs de mouton, et plus largement de viande rouge. Il vous reste 76.7% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.



