Au Kenya, les « tchatteurs » d’OnlyFans, nouveaux travailleurs précaires du numérique
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Une créatrice de contenu lors d’une séance photo destinée à alimenter son profil OnlyFans, à Caracas, le 1er décembre 2020. CRISTIAN HERNANDEZ/AFP Il est 18 heures à Mombasa, et Wafula (le nom a été changé), 30 ans, répond frénétiquement aux messages défilant sur son écran. « Je dois me concentrer, je tchatte pour six profils différents. » Ses interlocuteurs : des hommes abonnés à des comptes de créatrices sur OnlyFans, la plateforme connue pour ses contenus pour adultes, auprès desquels il se fait passer pour les créatrices. « Je tchatte sans arrêt depuis dix heures du matin, mais je commence maintenant mon service pour une deuxième agence, donc j’en ai encore pour huit heures », confie Wafula, la voix éreintée. Lire aussi | Article réservé à nos abonnés « E-pimp » : sur OnlyFans, de jeunes hommes espèrent faire fortune en s’improvisant « manageurs » Lire plus tard Depuis deux ans, il travaille pour des agences, basées pour la plupart en Europe et aux Etats-Unis, qui gèrent des comptes OnlyFans. Outre le marketing et l’accompagnement dans la gestion du contenu, elles proposent des services de « tchatteurs », chargés de converser avec les abonnés, à la place des modèles. « Mon rôle consiste à échanger des messages en direct avec les abonnés et à essayer de leur vendre des photos et vidéos préenregistrées de la créatrice. Je prends une commission sur chaque vente », détaille Wafula. Il vous reste 81.62% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.





