Au cœur de l’été, le blues persistant des pompiers volontaires : «On nous dit qu’on est des “machines”, puis on reçoit zéro reconnaissance»
•À Ille-sur-Têt, près de Perpignan, le 6 juillet.
•JEAN-CHRISTOPHE MILHET / AFP Accueil Société Réservé aux abonnés Au cœur de l’été, le blues persistant des pompiers volontaires : «On nous dit qu’on est des “machines”, puis on reçoit zéro reconnaissa...
•Alors qu’à chaque période estivale, les incendies les mobilisent massivement, ceux interrogés par Le Figaro expriment une lassitude, un manque de considération.
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À Ille-sur-Têt, près de Perpignan, le 6 juillet. JEAN-CHRISTOPHE MILHET / AFP Accueil Société Réservé aux abonnés Au cœur de l’été, le blues persistant des pompiers volontaires : «On nous dit qu’on est des “machines”, puis on reçoit zéro reconnaissance» RÉCIT - Piliers du dispositif, les volontaires représentent 80% des effectifs des sapeurs pompiers. Alors qu’à chaque période estivale, les incendies les mobilisent massivement, ceux interrogés par Le Figaro expriment une lassitude, un manque de considération. Ils se confient sur cette crise des vocations. Par Rozenn Morgat Le 12 juillet 2026 à 12h45 Suivre Ajouter Le Figaro à vos sources préférées Sujets Incendie Pompier Feux Lire dans l’app Sauvegarder Nouvelle fonctionnalité ! Avec votre compte, vous pouvez désormais sauvegarder des articles pour les lire plus tard sur tous vos appareils. Sauvegarder Fermer Sauvegarder un article Pour sauvegarder un article vous devez être connecté, vous pourrez ainsi les consulter sur tous vos appareils. Créer un compte Se connecter Copier le lien Lien copié Mail Facebook X Linkedin Messenger WhatsApp Étudiant, Jordan était un jeune pompier volontaire «vraiment motivé». Il rejoignait la petite caserne de Fontaines-sur-Saône chaque soir après les cours. Avec les autres sapeurs-pompiers - tous volontaires - de cette commune d’Auvergne-Rhône-Alpes, il multipliait les séances de sport, les maniements d’échelle, les manœuvres d’ambulance. Le jeune homme s’entraînait «avec passion». Lors des gardes, il s’éveillait au beau milieu de la nuit, bipeur en main, sautait dans un camion avec son équipe, et partait en intervention. Mais pendant cette dizaine d’années de service, une frustration s’est installée. Jordan a eu le sentiment de ne pas être remercié à la valeur du travail fourni «sans compter». Arrivé au grade d’adjudant, en 2024, il a fini par claquer la porte de sa caserne à 34 ans, «écœuré». «Les volontaires étaient des larbins, des bouche-trous», peste-t-il. «Pourtant, cet engagement, on sait d’avance qu’on ne le prend pas pour l’argent.» Avec un taux horaire d’indemnisation d’une garde… Cet article est réservé aux abonnés. Il vous reste 90% à découvrir. Vous avez envie de lire la suite ? Débloquez tous les articles immédiatement. TESTEZ POUR 0,99€ Déjà abonné ? Connectez-vousالمصدر: Le Figaro | Source: Le Figaro
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