Attentat de Bondi : l'Australie doit réformer ses unités antiterroristes, selon un rapport
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Attentat de Bondi : l'Australie doit réformer ses unités antiterroristes, selon un rapport Par Le Figaro avec AFP Le 30 avril 2026 à 04h07 Sujets australie attentat attaque terroriste Lire dans l’app Sauvegarder Nouvelle fonctionnalité ! Avec votre compte, vous pouvez désormais sauvegarder des articles pour les lire plus tard sur tous vos appareils. Sauvegarder Fermer Sauvegarder un article Pour sauvegarder un article vous devez être connecté, vous pourrez ainsi les consulter sur tous vos appareils. Créer un compte Se connecter Copier le lien Lien copié Mail Facebook X Linkedin Messenger WhatsApp Des policiers aux abords de la plage de Bondi, à Sydney, le 15 décembre 2025. DAVID GRAY / AFP L’Australie doit revoir le fonctionnement de ses unités antiterroristes et renforcer la sécurité lors des événements de la communauté juive, a recommandé jeudi la commission d’enquête formée après l’attentat antisémite commis en décembre sur la plage de Bondi. Passer la publicité Passer la publicité Publicité L'Australie doit revoir le fonctionnement de ses unités antiterroristes et renforcer la sécurité lors des événements de la communauté juive, a recommandé jeudi la commission d'enquête formée après l'attentat antisémite commis en décembre sur la plage de Bondi. Ces préconisations font partie des conclusions présentées dans un rapport préliminaire de la juge à la retraite Virginia Bell, qui préside la commission royale d’enquête sur l’attaque qui a fait 15 morts lors d’un rassemblement pour la fête juive de Hanouka à Sydney. À découvrir PODCAST - Écoutez le club Le Figaro International La refonte des unités de lutte contre le terrorisme «devrait porter sur les structures de commandement, l’intégration des équipes, l’accès aux systèmes ainsi que les modalités de partage d’informations», a-t-elle déclaré. La police devrait envisager de renforcer les dispositifs de sécurité lors des célébrations juives «présentant une dimension publique», a-t-elle également affirmé. Passer la publicité Publicité Selon cette même commission d’enquête, une organisation juive australienne avait averti la police du risque d’attaque terroriste peu avant l’attentat antisémite sur la plage de Bondi. «Un attentat terroriste contre la communauté juive de Nouvelle-Galles du Sud est probable et le niveau d’incitation à la haine antisémite est élevé», avait écrit le Community Security Group (CSG) dans un e-mail rendu public par la commission d’enquête. À l’époque, la police avait répondu qu’elle n’était pas en mesure de mobiliser des agents dédiés en permanence, proposant à la place l’envoi de patrouilles mobiles pour «passer et surveiller l’événement». Les familles des victimes veulent «des réponses» Naveed Akram et son père Sajid Akram, tué par la police lors de l’attaque, sont accusés d’avoir ouvert le feu pendant une dizaine de minutes le dimanche 14 décembre sur une foule rassemblée pour célébrer la fête juive de Hanouka, faisant 15 morts. Naveed Akram a été inculpé de terrorisme et de 15 meurtres pour l’attaque la plus meurtrière en Australie depuis trois décennies. Selon les autorités, l’attentat était inspiré par l’idéologie du groupe jihadiste État islamique (EI) mais les deux hommes n’ont pas reçu d’aide extérieure et ne faisaient pas partie d’une organisation terroriste. Naveed Akram avait fait l’objet d’une enquête du renseignement australien en 2019 pour ses liens avec le groupe EI. La commission royale d’enquête sur l’attaque de Bondi, commission publique du plus haut niveau en Australie, a été lancée en janvier par le gouvernement, face à l’émotion et aux critiques émanant de la communauté juive. Les familles des victimes avaient écrit en décembre une lettre au premier ministre Anthony Albanese en demandant «des réponses» et une enquête de niveau fédéral. Face au choc provoqué par la pire tuerie en Australie depuis plus de 30 ans, le Parlement a durci en janvier sa législation sur les crimes motivés par la haine et les armes à feu. La dernière commission royale fédérale en date remontait à 2022. Elle était chargée d’enquêter sur un vaste scandale de demandes de recouvrement de dettes frauduleuses. D’autres commissions s’étaient penchées sur des dysfonctionnements après des affaires de pédocriminalité ou de protection de l’environnement.




