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Après la trêve avec l’Iran, Emirates, Qatar Airways et Etihad relancent leurs vols vers le Golfe

سياسة
Le Figaro
2026/06/19 - 09:35 501 مشاهدة
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Après la trêve avec l’Iran, Emirates, Qatar Airways et Etihad relancent leurs vols vers le Golfe Par Yan Bernard-Guilbaud avec Reuters Le 19 juin 2026 à 11h35 Suivre Ajouter Le Figaro à vos sources préférées Sujets transport aérien compagnie aérienne Tourisme Lire dans l’app Sauvegarder Nouvelle fonctionnalité ! Avec votre compte, vous pouvez désormais sauvegarder des articles pour les lire plus tard sur tous vos appareils. Sauvegarder Fermer Sauvegarder un article Pour sauvegarder un article vous devez être connecté, vous pourrez ainsi les consulter sur tous vos appareils. Créer un compte Se connecter Copier le lien Lien copié Mail Facebook X Linkedin Messenger WhatsApp Les hubs de Doha, Dubaï et Abu Dhabi reprennent progressivement leur rôle de carrefours entre l’Europe, l’Asie, l’Afrique et l’Océanie après plusieurs mois de tensions dans le ciel moyen-oriental. Hollie Adams / REUTERS Les compagnies du Golfe reconstituent peu à peu leurs programmes de vols après plusieurs mois de conflit avec l’Iran. Pour les voyageurs européens, l’enjeu est simple : savoir si Doha, Dubaï ou Abu Dhabi peuvent redevenir des escales sans arrière-pensée. Passer la publicité Passer la publicité Publicité On avait presque oublié à quel point le ciel du Golfe est devenu, en vingt ans, l’une des grandes plaques tournantes du voyage mondial. Un Paris-Bangkok via Doha, un Londres-Sydney via Dubaï, un Francfort-Maldives via Abu Dhabi : pour des millions de passagers européens, l’escale dans la péninsule arabique s’est imposée comme une évidence. La guerre avec l’Iran a rappelé que cette évidence tenait aussi à une condition fragile : la stabilité du ciel. Après près de quatre mois de conflit, les grandes compagnies du Golfe reprennent pourtant de l’altitude. Selon des données Flightradar24 citées par Reuters, le nombre de vols opérés par les principaux transporteurs de la région atteint désormais environ 82 % de son niveau du 27 février, veille du début des hostilités. Un chiffre encore incomplet, mais suffisamment net pour marquer un changement de séquence après des semaines de déroutements, de routes aériennes rallongées et de programmes de vols réduits. Passer la publicité Publicité L’accord intérimaire signé mercredi entre les États-Unis et l’Iran ouvre une fenêtre plus favorable. Si la trêve se confirme, les espaces aériens régionaux pourraient progressivement se rouvrir, permettant aux compagnies de retrouver des itinéraires plus directs et des correspondances moins incertaines. Dans l’aérien, la géopolitique ne reste jamais abstraite très longtemps : elle finit toujours par se lire sur une durée de vol, une correspondance manquée ou un billet plus cher. Des hubs presque revenus à leur rythme d’avant-crise La reprise reste toutefois inégale. Gulf Air et Kuwait Airways ont déjà dépassé leur niveau de vols d’avant-crise. Les trois grandes signatures du Golfe — Emirates, Qatar Airways et Etihad — sont, elles, revenues à des volumes proches de ceux de février, entre 86 % et 93 % selon les compagnies. Un mois plus tôt, Etihad et Qatar Airways étaient encore tombées entre 40 % et 50 % de leur activité habituelle. Le symbole est fort. Le modèle des transporteurs du Golfe repose sur une mécanique très huilée : faire converger des passagers venus d’Europe, d’Afrique ou d’Asie vers un hub surdimensionné, puis les redistribuer quelques heures plus tard vers l’Australie, l’océan Indien ou l’Extrême-Orient. Quand les routes se ferment, cette mécanique se grippe. Quand elles rouvrent, elle peut repartir vite. Mais la confiance des voyageurs, elle, se rétablit rarement au même rythme qu’un programme de vols. L’Agence européenne de la sécurité aérienne maintient encore ses mises en garde sur plusieurs espaces aériens du Moyen-Orient et du Golfe. Autrement dit, les compagnies peuvent remettre des avions dans le ciel, mais elles devront aussi convaincre que l’escale à Doha, Dubaï ou Abu Dhabi redevient un choix simple, et non un calcul. Qatar Airways renforce déjà Paris-Doha Qatar Airways desservira cet été plus de 160 destinations à travers le monde via son hub à Doha, l’Aéroport International Hamad. Photo presse Depuis la France, Qatar Airways donne un premier signal. La compagnie augmente dès cette semaine ses vols entre Paris-Charles-de-Gaulle et Doha, passant de 18 à 21 fréquences hebdomadaires, dont quatorze opérées en Airbus A380. Surtout, elle dit observer un regain marqué du long-courrier loisirs : les réservations depuis la France vers le Japon seraient en hausse de 200 % pour cet été par rapport à l’an dernier. De quoi nourrir son discours de reprise, alors que la compagnie doit relancer ses vols vers Tokyo-Haneda à partir du 15 juillet, avant une desserte quotidienne annoncée au 1er août. Passer la publicité Publicité Pour les passagers, le retour à la normale se mesurera surtout à des éléments très concrets : moins de vols déroutés, moins de correspondances fragiles, des temps de trajet moins allongés, et peut-être, à terme, une moindre pression sur certains tarifs. La crise a pesé bien au-delà du Golfe, avec une hausse du carburant, des avions repositionnés et des programmes bouleversés entre l’Europe et l’Asie. L’IATA a d’ailleurs revu fortement à la baisse sa prévision de bénéfice net pour le secteur aérien en 2026. Reste que cette reprise des compagnies du Golfe intervient au moment même où d’autres transporteurs tentent de reprendre la main sur le long-courrier loisirs. En France, French bee vient ainsi de lancer une offensive vers les Maldives et le Sri Lanka, avec des billets annoncés à partir de 599 euros, en assumant un argument simple : éviter aux voyageurs le détour par le Golfe. Une manière de rappeler que, dans le ciel comme ailleurs, la géopolitique crée aussi des opportunités commerciales. Les hubs de Doha, Dubaï ou Abu Dhabi retrouvent des couleurs ; leurs concurrents, eux, aimeraient bien convaincre les Français qu’on peut parfois s’en passer. À lire aussi Bagages cabine, retards, choix du siège : ce qui va réellement changer pour les passagers aériens
المصدر: Le Figaro | Source: Le Figaro

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