Adolescents «haineux», note mystérieuse, autocollant «SS»... Ce que l’on sait des auteurs présumés de la fusillade dans une mosquée de San Diego
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Adolescents «haineux», note mystérieuse, autocollant «SS»... Ce que l’on sait des auteurs présumés de la fusillade dans une mosquée de San Diego Par Adrien Bez Le 19 mai 2026 à 13h19 Suivre Sujets San Diego mosquée Lire dans l’app Sauvegarder Nouvelle fonctionnalité ! Avec votre compte, vous pouvez désormais sauvegarder des articles pour les lire plus tard sur tous vos appareils. Sauvegarder Fermer Sauvegarder un article Pour sauvegarder un article vous devez être connecté, vous pourrez ainsi les consulter sur tous vos appareils. Créer un compte Se connecter Copier le lien Lien copié Mail Facebook X Linkedin Messenger WhatsApp «Jusqu’à preuve du contraire», le chef de la police de San Diego, Scott Wahl, «considère qu’il s’agit d’un crime haineux». Mike Blake / REUTERS Âgés de 17 et 18 ans, deux jeunes hommes en treillis ont abattu trois personnes au Centre islamique de la ville californienne lundi 18 mai. Des inscriptions islamophobes ont été retrouvées à bord de leur véhicule, dans lequel ils se sont suicidés avant l’arrivée des forces de l’ordre. Passer la publicité Passer la publicité Publicité Lundi 18 mai était le premier jour du Dhou al-hijja, période sacrée pour la communauté musulmane. L’ont-ils choisi exprès pour accomplir leur sombre dessein ? Deux adolescents ont mené une attaque armée lundi 18 mai dans la plus grande mosquée de San Diego, en Californie, tuant trois personnes. Lorsque les forces de l’ordre sont arrivées sur place, les tireurs s’étaient suicidés dans leur véhicule garé à quelques pâtés de maisons de là. Le bilan de cette nouvelle fusillade mortelle qui endeuille les États-Unis est donc de cinq morts. «Une situation épouvantable», a commenté Donald Trump À découvrir PODCAST - Écoutez le club Le Figaro International Les tueurs présumés étaient âgés de 17 et 18 ans, selon le chef de la police de San Diego, Scott Wahl. Des mineurs, donc, qui, sans même entrer à l’intérieur du Centre islamique de San Diego, ont abattu froidement deux membres de la communauté et un agent de sécurité ayant «joué un rôle déterminant pour éviter que la situation ne soit bien pire», a expliqué Scott Wahl lors d’un point presse. Ils n’ont ainsi jamais atteint l’école où de nombreux enfants s’étaient cachés, terrorisés, avant d’être évacués. Tous ont été placés en sécurité. Passer la publicité Publicité Pourquoi un tel passage à l’acte ? Leurs motivations restent à éclaircir, mais la piste de l’attaque islamophobe est privilégiée, d’après les premiers éléments de l’enquête. «Jusqu’à preuve du contraire», le chef de la police «considère qu’il s’agit d’un crime haineux». Le New York Post affirme que des écrits anti-islamiques ont été découverts dans le véhicule des suspects, une BMW de couleur blanche, et que des «propos haineux» étaient inscrits sur leurs armes. Un bidon d’essence avec un autocollant représentant le logo des «SS» nazis a également été retrouvé sur place. Aucune menace spécifique n’avait toutefois été proférée à l’encontre du Centre islamique. Les adolescents ne pourront en tout cas pas s’expliquer, étant «morts des suites de blessures par balle qu’ils se sont infligées à eux-mêmes». «Mineur en fugue» La police n’a divulgué que très peu d’informations sur les tueurs, en attendant une enquête plus approfondie. Selon le New York Post, qui cite une source au sein de la police locale, il s’agit de Cain Clark, 17 ans, et Caleb Velasquez, 18 ans. Le premier est scolarisé au lycée Madison et pratiquait la lutte. «Nous sommes vraiment désolés de ce qui s’est passé. Nous n’en savons pas plus que vous. C’est un choc», a commenté son grand-père, David Clark, auprès du New York Post. Ce que l’on sait aussi, à date, c’est que deux heures avant la fusillade, l’un des deux adolescents avait été signalé à la police comme un «mineur en fugue» par sa mère. Celle-ci était très inquiète : son fils «suicidaire» venait de disparaître avec sa voiture et plusieurs de ses armes. Il était accompagné d’un ami, et tous deux «étaient habillés en tenue de camouflage». Sur la base de ce signalement, la police a envoyé une patrouille près du lycée, avant que celle-ci ne soit alertée par des coups de feu à la mosquée. L’adolescent «en fugue» a laissé une note derrière lui, mais le chef de la police a refusé d’en divulguer le contenu. Scott Wahl s’est toutefois montré sceptique quant au caractère «suicidaire» du jeune homme. Le temps de l’enquête, la sécurité a été renforcée autour du lycée Madison.


