Accueil des enfants de l’ASE : LFI veut supprimer l’exclusion automatique des personnes fichées pour terrorisme, une députée LR «indignée»
•Accueil des enfants de l’ASE : LFI veut supprimer l’exclusion automatique des personnes fichées pour terrorisme, une députée LR «indignée» Par Adrien Bez Le 4 juillet 2026 à 11h44 Suivre Ajouter Le Fi...
•Avec votre compte, vous pouvez désormais sauvegarder des articles pour les lire plus tard sur tous vos appareils.
•Sauvegarder Fermer Sauvegarder un article Pour sauvegarder un article vous devez être connecté, vous pourrez ainsi les consulter sur tous vos appareils.
هذا الخبر من Le Figaro. خبر يقدم أدوات ذكاء اصطناعي للتلخيص والترجمة والاستماع.
Accueil des enfants de l’ASE : LFI veut supprimer l’exclusion automatique des personnes fichées pour terrorisme, une députée LR «indignée» Par Adrien Bez Le 4 juillet 2026 à 11h44 Suivre Ajouter Le Figaro à vos sources préférées Sujets La France Insoumise apologie du terrorisme Lire dans l’app Sauvegarder Nouvelle fonctionnalité ! Avec votre compte, vous pouvez désormais sauvegarder des articles pour les lire plus tard sur tous vos appareils. Sauvegarder Fermer Sauvegarder un article Pour sauvegarder un article vous devez être connecté, vous pourrez ainsi les consulter sur tous vos appareils. Créer un compte Se connecter Copier le lien Lien copié Mail Facebook X Linkedin Messenger WhatsApp L’amendement de LFI permettra de «confier les enfants de l’ASE (Aide sociale à l’enfance, ndlr) à des auteurs d’infractions terroristes», prévient la députée LR de Savoie, Émilie Bonnivard. LUDOVIC MARIN / AFP L’amendement des Insoumis s’attaque à l’article 5 du projet de loi relatif à la protection des enfants, qui impose de vérifier les antécédents judiciaires des personnes accueillant un enfant à leur domicile. «Je croyais que c’était une blague», déplore Émilie Bonnivard. Passer la publicité Passer la publicité Publicité La voix d’Émilie Bonnivard est chevrotante, sous le coup de l’émotion. Nous sommes à l’Assemblée nationale, plus précisément en commission spéciale chargée d’examiner le projet de loi relatif à la protection des enfants, jeudi 2 juillet. La députée LR de Savoie admet qu’elle n’arrive «pas à [s]e remettre» de l’un des amendements déposés par La France insoumise, «qui permet de confier les enfants de l’ASE (Aide sociale à l’enfance, ndlr ) à des auteurs d’infractions terroristes». «J’ai le cœur qui bat encore à la lecture de cet amendement. [...] Je suis indignée. Et ça me fait peur quand j’entends parler de Jean-Luc Mélenchon qui arrive au pouvoir en 2027, si ça se traduit par ce genre de choses», poursuit-elle. À découvrir PODCAST - Écoutez le club Le Figaro Politique avec Yves Thréard L’amendement en question, déposé par Gabrielle Cathala, députée LFI du Val-d’Oise, s’attaque à l’article 5 du projet de loi, qui impose de vérifier les antécédents judiciaires des personnes accueillant un enfant à leur domicile lors d’un placement judiciaire. Le groupe LFI souhaite supprimer la vérification du fichier des auteurs d’infractions terroristes (FIJAIT). Au motif, selon le texte de l’amendement, que peuvent être inscrits dans ce fichier des personnes «dès le statut de la mise en examen, notamment pour apologie du terrorisme». L’inscription ne «permet» donc pas à «elle seule» de «conclure de manière pertinente à une incompatibilité durable à l’exercice auprès d’enfants». Passer la publicité Publicité «Je croyais que c’était une blague» «Je croyais que cet amendement était une blague», déplore Émilie Bonnivard, avant de s’adresser à Marianne Maximi, députée LFI du Puy-de-Dôme, l’une des deux rapporteures du texte : «Franchement, ne le déposez pas en séance. [...] Ce n’est pas possible.» L’autre rapporteure du texte, Nathalie Colin-Oesterlé, s’est montrée «évidemment défavorable» à l’amendement. «Je pense que les infractions qui sont inscrites au FIJAIT sont suffisamment graves pour qu’on prenne la peine de vérifier si la personne à laquelle on entend confier un enfant y est mentionné ou pas», explique la députée Horizons de Moselle. Gabrielle Cathala jure que son amendement, soutenu par l’ensemble des députés LFI, «ne remet naturellement pas en cause la nécessité d’un contrôle strict de l’honorabilité des personnes intervenant auprès d’enfants», et que la «protection des enfants constitue une exigence absolue et impose des vérifications rigoureuses et adaptées». LFI et le délit d’apologie du terrorisme Mais outre la présence au FIJAIT de personnes simplement mises en examen, il existe selon la députée LFI des «interrogations» concernant les personnes «habilitées à le consulter», les «finalités de cette consultation», ainsi que les «garanties de confidentialité et de traçabilité des accès». Nathalie Colin-Oesterlé assure ne «pas comprendre» cet argument, qui n’est selon elle «pas pertinent». «Les garanties de consultation du FIJAIT sont les mêmes que pour le fichier des infractions sexuelles et violentes (le FIJAISV, ndlr)», ajoute-t-elle. Mis au vote en commission, l’amendement a été rejeté. La France insoumise propose depuis plusieurs années de retirer du Code pénal le délit d’apologie du terrorisme pour le replacer dans la loi de 1881 sur la liberté de la presse. Les enquêtes et poursuites pour apologie du terrorisme se sont multipliées depuis les attaques du Hamas contre Israël le 7 octobre 2023. LFI estime que cette infraction est parfois instrumentalisée contre des prises de position politiques relatives aux opérations militaires menées par le gouvernement de Benyamin Netanyahou dans la bande de Gaza, que le parti qualifie de «génocide». «Ce sont les complices et les responsables d’un génocide qui doivent être poursuivis et pas celles et ceux qui le dénoncent», lance ainsi Gabrielle Cathala dans une vidéo récemment postée sur X, et dans laquelle elle appelle à la mobilisation le 7 juillet devant le tribunal judiciaire de Paris. Ce jour-là, la députée européenne Rima Hassan sera jugée pour apologie du terrorisme.المصدر: Le Figaro | Source: Le Figaro
ملاحظة تحريرية | Editorial Note: نُشر هذا المقال في الأصل بواسطة Le Figaro. خبر (Khabr) هي منصة إعلامية أردنية مرخّصة تعمل بالذكاء الاصطناعي. نضيف قيمة تحريرية من خلال: تحليل ذكي للأخبار، ملخصات تلقائية، رواية صوتية بالذكاء الاصطناعي، ترجمة متعددة اللغات، وتدقيق الحقائق. هدفنا جعل الأخبار أكثر وضوحاً وسهولةً للقارئ العربي.
This article was originally published by Le Figaro. Khabr is a licensed Jordanian AI-powered news platform (Registration #82086). We add editorial value through: AI-powered news analysis, automated summaries, AI audio narration, multi-language translation (Arabic, English, French, Turkish), and AI fact-checking. Our mission is to make news more accessible and understandable for Arabic-speaking audiences worldwide.



