Abandon de l’étoile verte, distinctions pour l’hôtellerie et les domaines viticoles : comment le Michelin veut s’imposer comme référence mondiale de l’art de vivre
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La cérémonie des étoiles du guide Michelin France et Monaco qui s’est tenue le 16 mars 2026 au Grimaldi Forum de Monaco. PASCAL AVENET/ABACA L’étoile verte, c’est fini. Le guide Michelin et son directeur, Gwendal Poullennec, ont officiellement annoncé, lundi 18 mai, l’abandon progressif de cette récompense créée en 2020, qui distinguait les restaurants cherchant à diminuer leur impact sur l’environnement. Cette annonce va décevoir les chefs les plus engagés du secteur, qui ont beaucoup investi pour l’obtenir (mise en place de circuits courts, compostage des déchets, abandon du plastique, etc.), même si elle n’a jamais été attribuée qu’à une centaine d’élus français (et 650 à travers le monde). Un nouveau dispositif est adopté : Voix engagées (Mindful Voices, en anglais). « Ce n’est pas une distinction au même sens que l’étoile, c’est une mise en avant éditoriale à l’échelle mondiale des chefs qui ont su nous inspirer », précise Gwendal Poullennec. Concrètement, des profils de femmes et d’hommes « inspirants » seront identifiés par les inspecteurs, puis feront l’objet de portraits publiés sur la plateforme Web du Michelin (qui revendique 10 millions de visites par mois), ainsi que sur ses applications mobiles. Un onglet éditorial permettra aux utilisateurs de retrouver facilement ces professionnels, de la même manière que l’on peut aujourd’hui faire une recherche en fonction d’un budget. « Il s’agit de valoriser des chefs qui favorisent le sourcing de proximité, l’économie de moyens, le zéro gaspi », détaille le directeur du guide. Il vous reste 77.02% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.





