A la Biennale de Venise, une passionnante exposition met en lumière des artistes femmes d’Asie centrale
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« Gone Down the Rabbit Hole » (2010), de Farideh Lashai. COLLECTION FARIDEH LASHAI/J. STOJAN C’est l’un des sommets du répertoire lyrique. L’histoire de Turandot, princesse chinoise de glace jurant de venger son aïeule violée en décapitant chaque prétendant incapable de résoudre ses trois énigmes. Jusqu’à l’arrivée de Calaf : son amour triomphant offrira à l’opéra le légendaire Nessun dorma, clou d’un troisième acte suspendu par la mort de son compositeur Puccini en 1924. Loin des envolées de l’opéra italien, c’est aux sources d’un conte persan du XIIe siècle que la curatrice Ziba Ardalan a puisé l’inspiration de « Turandot. To the Daughters of the East », l’un des « off » les plus intéressants de la Biennale de Venise. La directrice de la fondation londonienne Parasol Unit redonne son sens étymologique au prénom Turandokht (qui signifie « la fille de Turan »), une région aujourd’hui connue sous le nom d’Asie centrale. Dans l’écrin fastueux du Palazzo Franchetti, l’exposition réunit 11 artistes femmes issues de ces contrées. Sans avoir la cruauté de l’héroïne de Puccini, ces créatrices en possèdent la puissance et la détermination face aux tumultes politiques et à l’immuable ordre masculin. Il vous reste 77.85% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.




