Voici pourquoi vous ne verrez plus autant d’oiseaux sur les bords de mer en été, selon une étude récente
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Voici pourquoi vous ne verrez plus autant d’oiseaux sur les bords de mer en été, selon une étude récente Par Le Figaro avec AFP Le 19 mai 2026 à 11h57 Lire dans l’app Sauvegarder Nouvelle fonctionnalité ! Avec votre compte, vous pouvez désormais sauvegarder des articles pour les lire plus tard sur tous vos appareils. Sauvegarder Fermer Sauvegarder un article Pour sauvegarder un article vous devez être connecté, vous pourrez ainsi les consulter sur tous vos appareils. Créer un compte Se connecter Copier le lien Lien copié Mail Facebook X Linkedin Messenger WhatsApp Le puffin cendré (Calonectris diomedea) est présent en mer Méditerranée. Daniele Occhiato / AGAMI - stock.adobe.com Le changement climatique réduit l’aire de répartition de certains oiseaux marins comme les albatros ou les pétrels, les poussant à voler toujours plus loin pour survivre, concluent des chercheurs dans une étude publiée mardi. Passer la publicité Passer la publicité Publicité Les scientifiques basés au Chili et au Royaume-Uni ont étudié plus de 120 espèces d'oiseaux de l'ordre des Procellariiformes, qui comprend des oiseaux de mer comme les albatros, comparant leurs répartitions et leurs mouvements dans le passé avec l'évolution du climat et des températures océaniques. Les oiseaux n’arrivent pas à s’adapter au climat Ces oiseaux ne réagissent pas au changement climatique par une évolution de leur masse corporelle - contrairement à certaines espèces de poissons devenues plus petites. Mais ils ont «répondu par des changements dans leur aire de répartition géographique», conclut l'étude publiée dans Nature Climate Change. Passer la publicité Publicité C'est la rapidité du changement climatique, dépassant les capacités d'adaptation des oiseaux, qui s'avère le facteur le plus déterminant. L'évolution du climat «excède les conditions climatiques que les oiseaux peuvent tolérer pour leur survie et leur reproduction», explique à l'AFP, Jorge Avaria-Llautureo, de l'université britannique de Reading, l'auteur principal de l'étude. À lire aussi Une espèce de vautours en grand danger ne peut plus accéder à «un corridor de migration crucial», à cause des bombardements Migrations lointaines et risque d’extinction Les oiseaux survivants entreprennent des migrations risquées pour trouver «de nouveaux habitats viables», mais «les oiseaux marins diffèrent dans leur capacité à se disperser», souligne-t-il. «Plus ces habitats adaptés seront lointains et moins il est probable que les oiseaux disposant de capacités de vol limitées pourront les atteindre à l'avenir, augmentant leur risque d'extinction», affirme le chercheur. Dans le scénario de réchauffement le plus pessimiste d'ici à 2100, toutefois peu probable, quatre espèces seraient même menacées d'extinction, selon les projections des chercheurs : le pétrel des Galapagos, le pétrel de Jouanin, le puffin de Newell et l'océanite d'Elliot.
