«Une petite caste qui se croit au-dessus de tout et de tous» : Bolloré répond au «séisme» chez Grasset
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«Une petite caste qui se croit au-dessus de tout et de tous» : Bolloré répond au «séisme» chez Grasset Par Jeanne Sénéchal Le 19 avril 2026 à 08h56 Suivre Sujets Vincent Bolloré Hachette Lire dans l’app Copier le lien Lien copié Mail Facebook X Linkedin Messenger WhatsApp Face au départ annoncé de quelque 170 auteurs et à la démission du PDG Olivier Nora de Grasset, Vincent Bolloré a pris la plume dans le JDD pour la première fois et s’en prend au milieu littéraire. Passer la publicité Passer la publicité Publicité Dans une tribune publiée ce dimanche 19 avril dans le Journal du dimanche, dont il est propriétaire, Vincent Bolloré défend l’avenir de Grasset, secouée par le départ de son PDG Olivier Nora et par l’annonce du retrait de nombreux auteurs. À découvrir TV ce soir : retrouver notre sélection du jour PODCAST - Écoutez le moment des livres avec Alice Develey La maison d’édition «continuera», en dépit du départ annoncé de quelque 170 de ses auteurs. «Ceux qui partent vont permettre à de nouveaux auteurs d’être publiés», affirme dans le Journal du dimanche l’homme d’affaires, qui contrôle Hachette, le groupe auquel appartient Grasset. Passer la publicité Publicité Vincent Bolloré s’étonne du «vacarme» suscité par le départ d’Olivier Nora, en dénonçant «une petite caste qui se croit au-dessus de tout et de tous et qui se coopte et se soutient». Des résultats économiques jugés décevants Dans son texte, l’actionnaire revient sur un des points de friction ayant opposé la direction de Grasset à celle d’Hachette : la date de parution du prochain livre de Boualem Sansal. Selon lui, Olivier Nora souhaitait une sortie en fin d’année, tandis que la direction du groupe a imposé une publication le 6 juin. Vincent Bolloré évoque aussi les résultats économiques jugés décevants de Grasset, citant un chiffre d’affaires passé selon lui de 16,5 millions d’euros en 2024 à 12 millions en 2025, ainsi qu’un résultat opérationnel en baisse. L’actionnaire assure que les dirigeants d’Hachette prendront des «mesures de gestion normales de bon sens» et promet que Grasset restera un acteur central de l’édition française. Pendant ce même temps, la rémunération annuelle d’Olivier Nora est passée de 830.000 euros à 1,017 million d’euros, et cette rémunération payée par Hachette n’a été facturée que pour moitié à Grasset, améliorant ainsi les charges apparentes de Grasset et donc son résultat ainsi présenté. Vincent Bolloré dans le JDD le 19 avril 2026 «Je suis chrétien démocrate» Il affirme également son attachement personnel au livre et à la littérature. «J’aime depuis mon enfance (...) profondément la littérature », écrit-il, avant de répondre aux critiques portant sur son orientation idéologique. «Je suis chrétien démocrate et les dirigeants de Hachette continueront à publier tous les auteurs qui le souhaitent», insiste-t-il. Passer la publicité Publicité Depuis plusieurs jours, le départ d’Olivier Nora et la mobilisation d’acteurs historiques alimentent les inquiétudes sur l’indépendance éditoriale des maisons du groupe Hachette depuis sa prise de contrôle par Vincent Bolloré.





