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"Une école de commerce un peu particulière" : les clés du succès international de l'IE Business School de Madrid

سياسة
L'Express
2026/04/18 - 10:00 501 مشاهدة

Une école qui sait "se transformer en permanence" et se montre "très forte pour innover dans sa manière d’enseigner". Ancien élève de l’Instituto de Empresa (IE) Business School, à Madrid, Antonin Lainé ne tarit pas d’éloges sur cette fameuse école dont la nouvelle tour se dresse, depuis 2021, à côté des gratte-ciel de Cuatro Torres, quartier nord de la capitale espagnole. Agé de 49 ans, ce cadre supérieur d’Amazon Web Services, à Paris, a pris le virage de la tech grâce à l’executive MBA qu’il a pu y suivre en 2012, après un début de carrière d’ingénieur en génie civil sur le chantier du TGV Tours-Bordeaux, pour le compte d’une major du BTP. "C’est une école de commerce un peu particulière, car non seulement elle cultive l’esprit d’entreprise, ce qui n’est pas toujours le cas, mais en plus elle le fait avec une approche humaniste", explique-t-il, avant d’ajouter : "Elle m’a transformé, en me donnant des clés de management que je n’avais absolument pas, et en m’apprenant à travailler extrêmement vite, tout en allant au fond des choses." Des compétences qu’il a mises à profit, dans un premier temps, dans le conseil en stratégie, chez McKinsey, avant de rejoindre le géant du cloud.

Le prestige de l’IE Business School, fondée en 1973 et première au monde à avoir proposé des MBA en distanciel, n’est plus à démontrer. De grandes figures y ont fait leurs classes, telles que Maya Martinez-Davis, présidente du laboratoire pharmaceutique GSK aux Etats-Unis, Meinrad Spenger, co-fondateur de l’opérateur téléphonique MásMóvil, Juan Ignacio Entrecanales, vice-président du groupe de BTP espagnol Acciona… Dans les classements mondiaux, l'établissement arrive régulièrement au sommet, faisant de lui une institution de référence dans l’enseignement supérieur, surtout depuis qu’il a créé en son sein cinq autres antennes : droit, architecture, technologie, sciences politiques et sciences humaines. Au sein de la direction se côtoient notamment Pablo Isla, ancien patron d’Inditex, maison-mère de Zara, et Enrico Letta, ancien premier ministre italien, doyen de l'IE School of Politics, Economics & Global Affairs. D'autres personnalités éminentes viennent tenir des conférences, comme Ana Botín, présidente de la banque Santander, ou Ignacio Sánchez Galán, patron d’Iberdrola.

L’ensemble est actuellement fréquenté par 7 500 élèves provenant de 160 pays. En mars 2026, son MBA en ligne a été déclaré le meilleur du monde pour la quatrième année consécutive par le très sérieux Financial Times britannique. Dans ses classes composées d’une soixantaine d’élèves, une trentaine de nationalités sont représentées en moyenne. La recette pour remporter un tel succès planétaire ? "Nous utilisons des ingrédients qui nous différencient de la concurrence, répond avec malice son doyen, l'Américain Lee Newman, startuper devenu universitaire. D’abord, l’école a été fondée par des entrepreneurs, ce qui était d’une grande audace à l’époque. Elle n’est pas l’émanation d’une université et se trouve, de ce fait, connectée au réel". Elle sait aussi s’entourer à la fois du savoir-faire de professionnels ayant une expérience en entreprise et de profils du monde académique. "En misant sur les deux, il en résulte des programmes plus intelligents", assure le responsable. Enfin, comme le soulignait l’ancien étudiant Antonin Lainé, elle remet sans cesse sur le métier le contenu de ses cours. "L’Espagne est très douée pour s’adapter aux nouvelles technologies. Sur ce point, elle s’inspire des Etats-Unis et se révèle meilleure que la France pour innover", assure-t-il.

"La meilleure version possible d’eux-mêmes"

La direction, quant à elle, assume une approche très pragmatique. "Nous nous interrogeons en permanence sur ce qui se passe dans le monde du travail. Et nous réfléchissons sans cesse à ce qu’il est possible d’enseigner pour préparer nos étudiants à ce monde mouvant, expose Lee Newman. Nous partons toujours des besoins du marché, avant de définir les programmes d’études. C’est dans cette optique que nous sondons les entreprises susceptibles d’embaucher nos étudiants à la fin de leur cursus, mais aussi les jeunes générations amenées à nous rejoindre un jour, de même que nos anciens élèves, afin de répondre au mieux à leurs attentes."

L’IE Business School se veut "un guide de confiance" pour les étudiants. Elle se donne pour mission de les former pour qu’ils deviennent "la meilleure version possible d’eux-mêmes", tant pour atteindre leurs objectifs personnels que pour avoir "un impact positif plus large" sur la société. C’est ainsi que l’école madrilène, dont tous les cursus sont imprégnés des problématiques de l’intelligence artificielle, a été la première à lancer des masters en "expérience client", en "big data" et, depuis peu, en "direction artistique au service des marques".

C’est précisément cette dernière formation qui pousse Charlotte Vaissière à envisager une année supplémentaire à l’IE Business School, à la rentrée 2026. Après un diplôme décroché dans une école hôtelière et un an passé au sein d'une entreprise de cosmétiques, cette étudiante de 24 ans, originaire de Cannes, rêve de monter une affaire dans le sport et le bien-être. Cette année déjà, elle suit un double cursus, où se croisent de très nombreux Allemands, des Américains, des Anglais, beaucoup d’Indiens aussi, et des francophones de partout, France, Belgique, Maghreb… "J’ai adoré l’idée de pouvoir suivre à la fois un master en management et un master de spécialisation en marketing, où les effectifs par classe se limitent à une trentaine d'élèves, permettant une proximité avec des professeurs de très grande qualité", raconte-t-elle. Simultanément, Charlotte fréquente le start-up Lab de l’école, en vue de préparer sa future vie professionnelle. "C’est très convivial, des événements sont organisés régulièrement pour développer son réseau personnel et nouer des partenariats avec de grosses entreprises qui embauchent à la sortie des études", se félicite-t-elle.

Madrid agit comme un aimant sur les étudiants du monde entier. "L’Espagne est à la croisée des chemins entre l’Europe et l’Afrique, le Moyen-Orient et l’Amérique latine", fait valoir Lee Newman. Propre et sûre, la capitale offre une vie estudiantine bon marché. Le Brexit a renforcé l'attrait de l’IE Business School auprès d'un public autrefois friand du Royaume-Uni, où les frais de scolarité sont devenus rédhibitoires pour beaucoup. D’autant plus qu’au deuxième campus qu’elle possède à Ségovie, petite ville de Castille située à 90 kilomètres au nord-ouest de Madrid, elle vient d’en ajouter un troisième de l’autre côté de l’Atlantique, à New York. Histoire de toujours garder une longueur d’avance.

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