Un fleuron industriel algérien sauvé de la fermeture par un wali
Luxy Led, un fleuron industriel algérien lancé dans la wilaya de Médéa par de jeunes expatriés algériens, a frôlé la fermeture pour une histoire de foncier non régularisé. Le feuilleton a connu un dénouement heureux à la suite de l’intervention du wali qui a autorisé la réouverture de l’unité, apprend-on auprès des gérants de l’entreprise.
Dans des déclarations à TSA en octobre dernier, les responsables de Luxy Led, des expatriés algériens ayant fait le choix délibéré d’investir dans leur pays d’origine, ont assuré que l’entreprise est un véritable “fleuron industriel africain”.
Spécialisée dans la fabrication de luminaires Led et solaires, elle est le “seul fabricant algérien certifié ISO 9001”, l’unique “fabricant africain de luminaires ATEX (antidéflagrants) certifiés par un organisme européen agréé” et le “premier fabricant africain à exporter des luminaires certifiés CE vers l’Europe”, avaient-ils détaillé.
Implantée à Medjbeur, une zone rurale de la wilaya de Médéa, l’usine emploie 58 personnes, en majorité des femmes. “Fermer notre usine, c’est condamner ces femmes, priver leurs familles de revenus et briser une dynamique sociale rare dans les zones rurales”, ont indiqué ses gérants.
Médéa : dénouement heureux pour Luxy Led, une entreprise menacée de fermeture
Le problème résidait dans l’assiette foncière sur laquelle l’usine est implantée. Elle a été attribuée en 2018 mais a tardé à être régularisée.
Malgré “le respect de toutes les obligations administratives et techniques possibles” et bien que l’usine “fonctionne depuis des années, exporte, paie ses impôts et contribue activement à l’économie nationale”, les propriétaires ont buté sur le refus des autorités locales de délivrer l’arrêté de régularisation.
En septembre dernier, ils ont même reçu une mise en demeure de la direction des Domaines les sommant de libérer le terrain. Ils ont frappé à toutes les portes, et notamment écrit au président de la République et alerté l’opinion publique.
La solution est finalement venue à la suite d’une réunion avec le wali de Médéa qui a annulé la décision de fermeture de l’usine, indiquent ses gérants à TSA. Le wali a rendu une nouvelle décision autorisant la réouverture de l’unité, au grand bonheur des ingénieurs expatriés qui l’ont fondée et des dizaines d’hommes et de femmes qu’elle emploie.
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