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Un an après l’instauration des droits de douane, le commerce entre les États-Unis et la Chine au plus bas

سياسة
Le Figaro
2026/05/14 - 06:00 501 مشاهدة
Un an après l’instauration des droits de douane, le commerce entre les États-Unis et la Chine au plus bas Par Thomas Engrand Le 14 mai 2026 à 08h00 Suivre Sujets Donald Trump États-Unis Chine Commerce Lire dans l’app Sauvegarder Nouvelle fonctionnalité ! Avec votre compte, vous pouvez désormais sauvegarder des articles pour les lire plus tard sur tous vos appareils. Sauvegarder Fermer Sauvegarder un article Pour sauvegarder un article vous devez être connecté, vous pourrez ainsi les consulter sur tous vos appareils. Créer un compte Se connecter Copier le lien Lien copié Mail Facebook X Linkedin Messenger WhatsApp Donald Trump et Xi Jinping alors à Busan, en Corée du Sud, le 30 octobre 2025. ANDREW CABALLERO-REYNOLDS / AFP Donald Trump a entamé mercredi une visite de trois jours dans l’Empire du Milieu, pour un sommet avec Xi Jinping. Le commerce sera au centre des discussions, alors que les flux de marchandises entre les deux pays sont en forte baisse depuis la mise en place de droits de douane réciproques. Passer la publicité Passer la publicité Publicité Ce n’est un secret pour personne, Donald Trump aime les «deals». Cette règle ne connaît qu’une seule exception, la Chine, où il a entamé mercredi une visite d’État de trois jours. Depuis son premier mandat, et surtout depuis son retour à la Maison Blanche, le président américain tente de freiner les échanges commerciaux avec l’Empire du Milieu, qu’il accuse de piller les emplois industriels américains. Au fil des années, le pays au 1,3 milliard d’habitants est en effet devenu l’atelier du pays de l’Oncle Sam. Résultat, la balance commerciale n’a cessé de se dégrader au désavantage de Washington, avec un solde négatif record de 418 milliards de dollars (357 milliards d’euros) en 2018, lors du premier mandat de Donald Trump. «La Chine est une menace pour l’Amérique. Elle n’est pas notre amie». «Voici la solution face à la Chine : durcir le ton»... Ces tweets, datant de 2011 et 2021, montrent bien que l’animosité du président américain envers Pékin n’est pas une lubie récente. Pas plus que la dépendance croissante des États-Unis vis-à-vis de Pékin. Celle-ci n’a cessé de s’amplifier au fil des années, avec un point haut en 2022. Cette année-là, les importations américaines de produits chinois ont atteint 536 milliards de dollars. En face, Pékin s’est montré nettement plus frugale, ses achats de produits américains n’ayant pas excédé 154 milliards d’euros - ce qui est malgré tout le plus gros montant jamais observé sur une année. Passer la publicité Publicité «Make America great again» Inacceptable pour le héraut du «Make America great again» (rendre sa grandeur à l’Amérique) - le slogan de Donald Trump. Depuis sa réélection en novembre 2024, celui-ci fait feu de tout bois pour ralentir les échanges entre les deux pays, poursuivant une tendance déjà visible depuis l’après-Covid, sous son prédécesseur Joe Biden. Pour ce faire, il n’a pas hésité à recourir à son arme favorite, les droits de douane. Sa guerre commerciale est mondiale, mais aucune bataille n’est aussi féroce que celle menée contre la Chine. À la différence des autres pays, en particulier les États européens, le président chinois Xi Jinping refuse de courber l’échine et rend coup pour coup. De février à avril 2025, les deux nations ont multiplié les coups de griffe douaniers, avant qu’une trêve ne soit signée pour 90 jours. Après quelques mois d’accalmie, une nouvelle montée de tension a eu lieu à l’automne. Mi-octobre, Donald Trump a unilatéralement décidé d’augmenter les droits de douane contre Pékin de 100%, les portant à 130%. La crise n’a été que de courte durée et les deux rivaux sont parvenus à un modus vivendi. Selon cet accord scellé fin octobre 2025, toujours en vigueur, l’Empire du Milieu prélève 30% de droits de douane sur les importations américaines contre 47% par les États-Unis dans le sens opposé, selon les chiffres du Peterson Institute. Résultat, les importations de biens chinois par Washington sont aujourd’hui au plus bas depuis 17 ans. Et le déficit de la balance commerciale a atteint un niveau jamais vu depuis 2005. La rupture est telle que les experts n’hésitent pas à parler de «découplage»  entre les deux économies autrefois très interdépendantes. La Chine s’est adaptée à cette nouvelle donne «La reprise de la guerre tarifaire sous le second mandat de Trump a accéléré le découplage commercial bilatéral. Les exportations chinoises vers les États-Unis ont chuté de 20% en 2025, la part des exportations vers les États-Unis tombant à un niveau historiquement bas de 11%, expliquent Chang Shu et Eric Zhu, économistes spécialistes de l’Asie pour Bloomberg. Ces tendances se sont poursuivies cette année. Au cours des quatre premiers mois de 2026, les exportations chinoises vers les États-Unis ont encore baissé de 10% en glissement annuel, tandis que la part des États-Unis dans le total des exportations chinoises est tombée à 10%.» Faut-il en déduire que la guerre commerciale lancée par Donald Trump a été un succès américain et une défaite chinoise ? Les 1200 milliards de dollars d’excédents commerciaux dégagés par Pékin en 2025 - un record - montrent le contraire. Face à l’hostilité du président républicain, la deuxième puissance mondiale s’est adaptée en modifiant ses routes d’exportations. Elle a notamment accru ses débouchés dans d’autres régions du globe, comme l’Europe où l’Inde. Ses industriels ont également multiplié les implantations dans des pays de transit, avant d’envoyer leurs marchandises aux États-Unis. Ainsi, si le déficit du pays de l’Oncle Sam avec Pékin s’est réduit, ceux avec le Vietnam ou Taïwan se sont envolés.
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