Toulouse poursuit le développement de son réseau de chaleur en misant sur la géothermie
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Un immeuble de plusieurs étages se dressant au-dessus des toits du centre-ville de Toulouse, le 7 décembre 2023. Image d’illustration. LIONEL BONAVENTURE/AFP A Toulouse, les travaux du quatrième réseau de chaleur viennent de débuter dans le quartier de la gare Matabiau. Plus de cinquante ans après un premier réseau chaleur et froid, issu de l’incinérateur de déchets du Mirail, et cinq ans après une importante extension, en 2021, la ville met en place un dispositif de géothermie fait d’environ 18,6 kilomètres de tuyaux de 30 centimètres de diamètre, enterrés à moins de 1 mètre de profondeur. L’ensemble, qui doit entrer en service fin 2027, repose sur « un mix énergétique souple, composé d’eau naturellement chaude puisée dans le sous-sol toulousain, et de biomasse, principalement du bois », détaille Corinne Cassaigneau, cheffe de projet chez Engie Solutions. En complément, une chaufferie au gaz garantira une capacité d’appoint si besoin. A terme, le réseau alimentera environ 14 000 logements en chauffage et eau, dans les quartiers du nord-est toulousain (Matabiau, Bonnefoy, Jolimont, Roseraie). Comme pour l’incinérateur du Mirail, géré par Veolia, puis les tronçons mis en service en 2021, confiés à l’entreprise Dalkia, filiale du groupe EDF, Toulouse Métropole fait appel à des entreprises spécialisées par le biais de délégations de service public. Les investissements sont importants : environ 96 millions d’euros, pour une durée de vingt-neuf ans, pendant laquelle Engie Solutions paiera une redevance à la ville. Il vous reste 62.94% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.



