... | 🕐 --:--
-- -- --
عاجل
⚡ عاجل: كريستيانو رونالدو يُتوّج كأفضل لاعب كرة قدم في العالم ⚡ أخبار عاجلة تتابعونها لحظة بلحظة على خبر ⚡ تابعوا آخر المستجدات والأحداث من حول العالم
⌘K
AI مباشر
272635 مقال 299 مصدر نشط 38 قناة مباشرة 6657 خبر اليوم
آخر تحديث: منذ ثانية

Tirs au gala de Washington avec Trump : « Un peu la confusion »… Des experts pointent les failles du Secret Service

سياسة
20 Minutes
2026/04/27 - 16:07 501 مشاهدة
.alst0{fill-rule:evenodd;clip-rule:evenodd}.ducls-1{fill:#fa6ee5}Passer au contenu principalPasser à l'en-têtePasser au pied de pageMenuMenuRechercher du contenu sur le site www.20minutes.frOk20 Minutes : Actualités et infos en directREPLAYDIRECT TVActualitéActualitéSociétéMondeEconomieFaits diversSantéPolitiqueJusticeFake OffConflit israélo-palestinienGuerre en IranGuerre en Ukraine01:09 Provence-Alpes-Côte d'Azur Le Programme SENSATIONNELLES by Intermarché La Ginguette : le fan club de l'équipe cycliste Intermarché-Wanty Publié le 27/04/2026 à 18h07 • Mis à jour le 27/04/2026 à 18h07 Il arrive en courant, armé d’un fusil de chasse, d’une arme de poing et de plusieurs couteaux. Samedi soir, Cole Tomas Allen, 31 ans, tente de forcer l’entrée de l’hôtel Hilton de Washington, où se tient le dîner des correspondants de la Maison-Blanche. Donald Trump, son épouse Melania, et JD Vance, le vice-président, sont attablés dans la salle lorsque les coups de feu retentissent. L’homme est neutralisé avant de pénétrer dans la pièce. Un agent fédéral est touché, mais son gilet pare-balles le protège. Le président est évacué sain et sauf. C’est le troisième incident en moins de deux ans visant Donald Trump. Et il pose une question : le Secret Service, chargé de protéger le président américain, a-t-il commis des erreurs en sécurisant cet événement ultra-médiatisé ? Deux anciens responsables français de la protection des hautes personnalités, Gilles Furigo et Jean-Pierre Diot, ont accepté de décrypter pour 20 Minutes ce qui s’est passé ce soir-là. Sur le fond, les deux anciens policiers s’accordent à dire que les agents américains n’ont pas commis de faute grave. « L’agresseur ne rentre pas dans la salle, il n’y a pas de blessé, pas de mort. L’évacuation se fait proprement », reconnaît Gilles Furigo, qui a dirigé entre 2010 et 2012 le service de la protection des hautes personnalités (SPHP). « La personnalité n’a pas été touchée », complète Jean-Pierre Diot, qui a notamment été le garde du corps personnel de Nicolas Sarkozy durant 18 mois. En revanche, Gilles Furigo est gêné par l’image de cet homme qui force le passage, au milieu de « huit agents qui lui tournent le dos et qui sont complètement dépassés ». « Le dispositif fonctionne, mais il y a quand même une faiblesse à ce niveau-là », concède-t-il. Jean-Pierre Diot, lui, pointe le « temps de réaction très long » des agents qui entourent Donald Trump. « Les gens qui sont en train de dîner sont sous la table alors que le président est encore assis en train de discuter avec le mentaliste. Quand on voit tout le monde se coucher, c’est qu’il se passe quelque chose. » Il s’étonne aussi de l’absence d’un équipement pourtant basique dans ce type de dispositif : « Je n’ai pas vu de mallette Kevlar, qui se déplie et qui bloque pas mal d’impacts. C’est insensé. » Comment Cole Tomas Allen a-t-il pu introduire un tel arsenal dans un hôtel accueillant le président et le vice-président des États-Unis ? « Il n’y a pas eu de contrôle des bagages, du matériel qui rentre dans l’hôtel. C’est ce qu’on aurait fait en France, et ça aurait dû être fait », souligne Gilles Furigo, auteur en 2024 du livre Baraka, l’attentat politique face aux caprices du destin*. Cette négligence est d’autant plus préoccupante que dans ce pays, « n’importe qui peut se promener avec une arme ». L’ancien chef du SPHP comprend néanmoins la complexité de la tâche. L’hôtel Hilton de Washington compte 1.100 chambres, « soit peut-être 1.500 clients auxquels s’ajoute le personnel ». « S’il faut vider tout l’hôtel, sécuriser les chambres, les passer au déminage… le budget du Secret Service explose. Je comprends que cela ne peut pas se faire. Il faut donc trouver un équilibre entre la sécurité et le fonctionnement normal de cet hôtel. Mais nous, on aurait quand même contrôlé les bagages, a minima. » Fondateur d’une société de sécurité privée et auteur du livre Garde du corps : 15 ans au Service des hautes personnalités**, Jean-Pierre Diot partage ce constat. « Bien sûr, ce n’est pas sécurisable, un hôtel. Il y a du passage en permanence, des livraisons tous les jours, des gens qui font le ménage, des serveurs, des barmans… Si l’hôtel n’est pas privatisé, c’est très difficile à gérer. » Les deux experts remarquent également les difficultés des agents chargés d’évacuer Donald Trump lors de cet incident. « Ces officiers ne sont pas habitués à travailler l’exfiltration », estime Jean-Pierre Diot. Policier durant trente-cinq ans, il se rappelle que dans son ancien service, « on travaillait tous les jours les comportements réactionnels en cas d’agression […] Alors que quand on voit le président tomber, on observe qu’ils ont du mal à le relever. C’est un peu la confusion. » Mais tout n’est pas à jeter dans la gestion de l’événement par le Secret Service. Gilles Furigo note que les agents ont eu de bons réflexes. « On voit le triangle de sécurité qui se met en place - le gars qui se met devant, l’évacuateur à droite de Trump, le flanc-garde à gauche. Et il y a l’antiterrorisme qui arrive pour figer l’agresseur. » Mais il constate aussi que JD Vance a été évacué avant le président. Il l’explique par le fait que les agents chargés de les évacuer « étaient plus proches de lui ». « Et Trump, on ne l’attrape pas par la manche, on ne le tire pas. » Le président a d’ailleurs admis publiquement ne pas avoir facilité le travail des agents, voulant « voir ce qui se passait ». Après la tentative de Butler en juillet 2024, durant laquelle le républicain avait été blessé à l’oreille, la directrice du Secret Service avait démissionné sans même attendre les résultats de l’enquête. Des réformes avaient été engagées. « Une erreur avait été commise, il y avait eu un manque de coordination entre services. Mais on n’est pas dans ce cadre-là, tranche Gilles Furigo. Ici, le boulot a été fait. Pour moi, il n’y aura pas de sanction. » Jean-Pierre Diot se montre moins indulgent. Pour lui, l’incident de Washington pose une question plus large sur la réputation d’un service qui se croit au-dessus du lot. « Le Secret Service a peut-être l’impression d’être le meilleur. J’en doute quand on voit ça. » * « Baraka, l’attentat politique face aux caprices du destin », de Gilles Furigo, 215 pages, éditions Mareuil, 20 euros **« Garde du corps : 15 ans au Service des hautes personnalités », de Jean-Pierre Diot, 252 pages, éditions du Cherche Midi, 17 euros Découvrez l‘ensemble de nos applications 20 Minutes ! La fréquentation de 20 Minutes est certifiée par l‘ACPM
مشاركة:

مقالات ذات صلة

AI
يا هلا! اسألني أي شي 🎤