Sortir de la naissance, le premier de nos droits
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ChroniqueChroniqueSociétéSortir de la naissance, le premier de nos droitsDans sa chronique, le philosophe et écrivain Nathan Devers plaide pour « la nécessité de concevoir l’existence non comme une assignation identitaire, mais comme une fugue, un voyage, une odyssée vers un autre soi-même ».Par Nathan Devers Le 3 mai 2026 à 07h25Nathan Devers, philosophe et écrivain. Le Parisien-DA/Olivier ArandelOffrir cet articleRéagirEnregistrerPartagerComment régénérer notre imaginaire politique ? Ceux qui, aujourd’hui, essayent d’émettre des revendications, d’inventer des programmes, de concevoir des nouvelles libertés à promouvoir, ont le sentiment pénible d’un manque d’inspiration.On distingue, dans l’évolution sociopolitique de l’Europe, trois « générations » de droits. Les droits reconnus au XVIIIe siècle sont relatifs aux libertés civiles inaliénables chez un individu (liberté d’opinion, de voter, de mouvement…). Les droits de la deuxième génération, garantis au sortir de la Seconde Guerre mondiale, renvoient à la dignité socio-économique (Sécurité sociale, réduction du temps de travail, droit au logement…). Quant à la troisième génération, elle a émergé à partir des années 1970, autour de problématiques nouvelles : écologie, ingérence humanitaire, respect des générations futures… Après cette longue succession de progrès, quels nouveaux droits peut-on encore inventer ?Lire l’article maintenantDéjà abonné ? Se connecterJournal du jour3 mai 2026Lire le journal




