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«Se taire à ces moments précis, c’est déjà prendre position» : le président de la Maif refuse de déjeuner avec Jordan Bardella

سياسة
Le Figaro
2026/04/20 - 09:44 501 مشاهدة
«Se taire à ces moments précis, c’est déjà prendre position» : le président de la Maif refuse de déjeuner avec Jordan Bardella Par E.C Le 20 avril 2026 à 11h44 Sujets Jordan Bardella Maif Rassemblement national Lire dans l’app Copier le lien Lien copié Mail Facebook X Linkedin Messenger WhatsApp De gauche à droite, Yves Pellicier, président de la Maif et Jordan Bardella, président du Rassemblement national. AFP / PIERO CRUCIATTI Le patron du Rassemblement national doit déjeuner ce lundi avec le Medef. Mais Yves Pellicier, président du groupe d’assurance, pointe un «risque politique majeur» si le parti accède au pouvoir l’an prochain. Passer la publicité Passer la publicité Publicité À mesure que l’élection présidentielle de 2027 approche, les opinions politiques se dévoilent, y compris chez les dirigeants d’entreprises. Alors que le président du Rassemblement National, Jordan Bardella, doit déjeuner ce lundi 20 avril avec le Medef, le président de la Maif, Yves Pellicier, n’hésite pas à afficher ses divergences avec le parti à la flamme. Dans un entretien à Libération, le dirigeant affirme que la Maif, qui appartient à France Assureurs, ne sera pas présente à cette rencontre avec Jordan Bardella. À découvrir PODCAST - Écoutez le club Le Figaro Politique avec Yves Thréard Pour justifier ce choix, Yves Pellicier affirme que «le risque politique est aujourd’hui majeur» : «Avec l’extrême droite, il n’y a pas seulement un risque d’instabilité sociale, mais également un risque économique, écologique et social.» S’il s’agit du seul représentant de France Assureurs à s’exprimer publiquement pour le moment, sa position est assumée : «Se taire à ces moments précis, c’est déjà prendre position», cingle-t-il. Yves Pellicier souligne par ailleurs que sa prise de parole ne provient pas de sa seule initiative et qu’elle a été décidée, collégialement et à l’unanimité, avec la direction générale et le conseil d’administration de la Maif. À lire aussi Guillaume Tabard : «Le RN et les patrons : éloge du réalisme» Passer la publicité Publicité «Flécher ce que l’on veut faire avec une partie de nos résultats» Le président de l’assureur pointe par ailleurs des dangers sur le plan budgétaire si Marine Le Pen ou Jordan Bardella accédaient au pouvoir, à commencer pour le secteur associatif. «Plus de 12.000 emplois associatifs ont été détruits en un an. Quelques députés et sénateurs, quelques présidents de région fortement alimentés par l’extrême droite, ont déjà préconisé des coupes budgétaires», regrette-t-il. Yves Pellicier pointe également «un autre danger représenté par les effets du dérèglement climatique, étroitement liés à cette société de la performance avide des énergies fossiles que l’extrême droite soutient». Le vice-président d’ESS France, qui représente des entreprises et des organisations de l’économie sociale et solidaire, affirme que le groupe de la Maif ne cédera pas sur ses engagements «comme celui du dividende écologique créé il y a quatre ans». Ce dispositif, d’un montant de 18,3 millions d’euros l’an dernier, soit 10% du résultat net de l’assureur, vise à financer «des solutions en faveur de la régénération de la nature et d’actions en faveur des sociétaires les plus impactés par le dérèglement climatique», est-il inscrit sur le site de la Maif. «Rien ne nous interdit demain, si le besoin se présentait, d’agir avec ce dividende ou avec un autre outil pour flécher ce que l’on veut faire avec une partie de nos résultats», prévient Yves Pellicier. Pour justifier sa prise de position, le dirigeant estime qu’il s’agit de «redonner de l’espoir car une énorme partie du récit de l’extrême droite est fondée sur la peur, le recroquevillement, la fermeture des frontières et d’autres sujets très anxiogènes». Quant à certains patrons qui voient un parti qui serait plus fréquentable qu’avant, Yves Pellicier n’y croit pas : «Quand on voit les prises de position affirmées au niveau de l’Europe, le soutien affiché à la politique de Trump, leur programme économique qui oscille entre renationalisation et ultralibéralisme, leur opposition aux énergies renouvelables...», la méfiance est de mise, à ses yeux.
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