Russie, Israël, Etats-Unis : les pavillons « parias » agitent la Biennale de Venise
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Des exposants de la Biennale, portant les noms d’artistes tués à Gaza sur leurs tee-shirts, regroupés devant l’entrée principale, lors de la Biennale d’art de Venise, le 5 mai 2026. LUCA BRUNO/AP Forum artistique global et espace de confrontation des imaginaires politiques, l’édition 2026 de la Biennale de Venise se voit percutée par les crises politiques majeures qui ensanglantent le monde. La présence de pavillons dont les pays sont impliqués dans des conflits en cours – Etats-Unis, Israël, Russie – a créé cette année un malaise sans précédent. Signe de ces temps troublés, le jury qui remet les fameux Lions d’or et d’argent s’est sabordé le 30 avril, une première. Tenant à se démarquer de la direction de la Biennale, le jury avait annoncé que les pays dont les dirigeants sont poursuivis par la Cour pénale internationale pour crimes contre l’humanité seraient exclus du palmarès des prix. Après la démission de tous les membres de celui-ci, la direction de la Biennale a finalement annoncé qu’elle remettrait les prix à la fin de l’événement, en novembre, ceux-ci étant attribués par un vote du public. Sur place, à Venise, la politique affleure sous différentes formes. Mardi 5 mai, une performance jouée dans les Giardini Reali, jardins royaux de Venise, a été conçue comme une réponse artistique à la meurtrière réplique d’Israël aux attaques terroristes perpétrées par le Hamas le 7 octobre 2023. Il vous reste 86.91% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.




