Refus de visa au défenseur palestinien des droits humains Shawan Jabarin : le ministère de l’intérieur sommé de revoir sa décision
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Shawan Jabarin, directeur de l’organisation de défense des droits palestiniens Al-Haq, à la Cour pénale internationale, à La Haye, le 4 décembre 2025. GEERT VANDEN WIJNGAERT/REUTERS Dans une décision rendue le 30 avril, le juge des référés du tribunal administratif de Nantes ordonne au ministère de l’intérieur d’examiner de nouveau la demande de visa de Shawan Jabarin, directeur de l’organisation palestinienne de défense des droits de l’homme, Al-Haq, dans un délai de quinze jours. La décision de refus de visa créé « un doute sérieux sur sa légalité », estime le juge du tribunal, compétent sur ces questions au niveau national. L’affaire remonte au 14 octobre 2025. Le ministère de l’intérieur rejette alors une demande de visa de Shawan Jabarin au motif qu’« un ou plusieurs Etats membres » de l’Union européenne le considèrent « comme présentant une menace à l’ordre public ». Une demande de recours est rejetée par le ministère en décembre. Alors que le défenseur des droits humains devait se rendre à Paris fin avril 2026, son avocate, Damia Taharraoui, avait saisi en référé le tribunal de Nantes, devant lequel une audience a eu lieu le 27 avril. Le refus du ministère de l’intérieur était motivé par une note blanche, non datée, qui, pour le juge des référés, « procède par affirmations non étayées ou par supputations », et constitue une « erreur manifeste d’appréciation quant aux risques que l’intéressé présente pour l’ordre public ». Le tribunal de Nantes doute donc de « la légalité » du rejet de la demande de visa. Il vous reste 66.98% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.




