« Quand je me retrouve avec Macron, je me demande ce que je fais là » : pas encore diplômés, ces étudiants sont (déjà) engagés
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Titouan (à droite) se prépare pour la Route du Rhum avec son père, le skipper Romain Pilliard. Crédit : Mark HewitsonRéagirEnregistrerPartagerLe premier sillonne les mers sur un bateau entièrement conçu selon les principes de l’économie circulaire. La deuxième court de conférences en sommets internationaux dédiés au climat. Elle s’y rend en train, dès que possible ; parfois en avion, à cause de la mer. Quant au troisième, il s’évertue à transformer de l’intérieur le monde de l’enseignement – vaste programme. Titouan a pris une année de césure dans son cursus à Excelia. Il a reporté ses stages et tout le reste à 2027. En effet, le 1er novembre prochain, il sera le plus jeune navigateur à prendre le départ de la Route du Rhum, la célèbre course à la voile en solitaire qui relie Saint-Malo à la Guadeloupe. Une aventure pareille, ça ne s’improvise pas. « Ma priorité actuelle, c’est de chercher des sponsors. Pour l’instant, ça se passe bien. On voit toujours le skipper en solo sur son bateau, mais derrière, c’est une équipe de 20 personnes. Sans budget, on ne peut rien faire », explique celui qui nourrit son projet depuis quatre ans. Outre le financement, sa préparation est ponctuée de sorties en solitaire pour apprivoiser USE IT AGAIN for YOUTH – petit nom de son monocoque et, au passage, de son association, dédiée à l’économie circulaire et la protection des océans. « Avoir un stage aux Nations unies à 19 ans, ce n’est pas donné à tout le monde »Quand Titouan navigue, Noha garde les pieds bien sur terre. Étudiante à Kedge, elle se rend partout où ses idées ont une chance d’infuser. Même s’il faut parfois forcer le destin. « J’ai un peu harcelé l’école pour avoir l’autorisation de partir au Nigeria, qui devait être en zone rouge-rouge sur leur carte des pays risqués », se souvient Noha. Elle suivait alors une proposition difficile à refuser : un stage au UN Global Compact (Pacte mondial des Nations unies), à Lagos. « Je suis arrivée le jour des élections. Autant le dire...




