Plus des trois quarts des pays européens sont dépendants du cloud américain pour des fonctions essentielles à leur sécurité nationale, met en garde un rapport
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Vue aérienne du centre de données Amazon Web Services US East 1 à Ashburn, en Virginie (Etats-Unis), le 20 octobre 2025. JONATHAN ERNST / REUTERS Le cloud américain constitue-t-il un risque pour la sécurité européenne ? Plus des trois quarts des pays européens ont recours à des services d’informatique à distance américains pour des fonctions essentielles à leur sécurité nationale, alerte en tout cas un rapport publié vendredi, qui souligne les risques que fait peser cette dépendance numérique. Cette analyse survient alors que les gouvernements européens redoutent de plus en plus que des services numériques, liés à la défense notamment, ne soient victimes d’un mécanisme coupant l’accès aux données et aux services à distance (appelé kill switch, en anglais) si les tensions avec l’administration Trump s’intensifient. « La Russie de Poutine mène une guerre contre un pays européen en Ukraine (…), mais nous avons également un président américain qui a menacé le Danemark et le Groenland », a déclaré Tobias Bacherle, du groupe de réflexion Future of Technology Institute, lors d’un échange avec des journalistes. Selon les chercheurs, les systèmes de sécurité nationale de 23 des 28 pays étudiés (Etats-membres de l’UE et Royaume-Uni) « semblent reposer sur des technologies américaines ». Lire aussi | Article réservé à nos abonnés Le « cloud souverain » français et européen, un défi face à la puissance américaine Lire plus tard Leur étude est fondée sur des informations publiques provenant des sites Internet des différents ministères de la défense, des médias nationaux et des registres des marchés publics de l’UE et du Royaume-Uni, afin d’identifier les principaux contrats dans le cloud conclus avec des fournisseurs américains, notamment les géants Microsoft, Google, Amazon et Oracle. Seize pays courent un risque élevé Parmi les pays étudiés, 16 « courent un risque élevé face à un potentiel kill switch américain », relève le groupe de réflexion sis à Bruxelles, parmi lesquels l...
