«Pendant 17 mois, on s’est vus quatre minutes» : Cécile Kohler et Jacques Paris racontent leur détention en Iran
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«Pendant 17 mois, on s’est vus quatre minutes» : Cécile Kohler et Jacques Paris racontent leur détention en Iran Par Jeanne Durieux Le 14 avril 2026 à 11h05 Suivre Sujets Iran Lire dans l’app Copier le lien Lien copié Mail Facebook X Linkedin Messenger WhatsApp Les deux Français, otages du régime iranien entre 2022 et 2025, ont regagné la France le 8 avril après avoir été assignés à résidence plusieurs mois à l’ambassade de France à Téhéran. Passer la publicité Passer la publicité Publicité «Trois quarts d’heure avant notre libération, ils nous disaient encore : “vous ne serez pas libérés ce soir”. Jusqu’au bout, ils ont voulu nous tourmenter. Ce qu’ils voulaient obtenir de nous, c’est qu’on ne parle pas, qu’on s’enterre, qu’on s’isole.» Jusqu’au bout, les Iraniens auront tenté de prolonger par tous les moyens le calvaire de Cécile Kohler et Jacques Paris. À découvrir EN DIRECT - Guerre au Moyen-Orient : la Chine juge «dangereux et irresponsable» le blocus américain des ports iraniens décrété par Donald Trump PODCAST - Écoutez le club Le Figaro International Après trois ans de détention en Iran, les deux enseignants français arrivés à Paris voici presque une semaine ont dépeint au 20 Heures de France 2 et au micro de France Inter les conditions de leur emprisonnement. Qu’ils résument à trois ans de «processus de déshumanisation total». Passer la publicité Publicité «Le régime a besoin de boucs émissaires» Cécile Kohler et Jacques Paris avaient été arrêtés en mai 2022 alors qu’ils s’apprêtaient à quitter l’Iran au terme d’un voyage touristique. «On est arrêtés, arraché de notre taxi. On nous menotte, on nous bande les yeux, et on nous dit qu’on ne sortira pas», relate Jacques Paris. Les deux professeurs sont emmenés dans la prison d’Evin «et [basculent] dans un autre monde, celui de l’insupportable». Cécile Kohler est accusée de «terrorisme». «Je sais qu’en Iran la justice n’est pas transparente. Mais quand on me dit que j’ai rencontré des terroristes, j’ai...


