Parfois, être beau ne suffit pas... Notre test de Mouse : PI For Hire, le jeu qui se repose un peu trop sur sa direction artistique
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Réservé aux abonnés Parfois, être beau ne suffit pas... Notre test de Mouse : PI For Hire, le jeu qui se repose un peu trop sur sa direction artistique Par Steve Tenré Le 21 avril 2026 à 18h39 Suivre Sujets jeux video Lire dans l’app Sauvegarder Nouvelle fonctionnalité ! Avec votre compte, vous pouvez désormais sauvegarder des articles pour les lire plus tard sur tous vos appareils. Sauvegarder Fermer Sauvegarder un article Pour sauvegarder un article vous devez être connecté, vous pourrez ainsi les consulter sur tous vos appareils. Créer un compte Se connecter Copier le lien Lien copié Mail Facebook X Linkedin Messenger WhatsApp La direction artistique de Mouse : PI For Hire est une franche réussite... On aurait aimé retrouver ce niveau de détails dans tous les aspects du jeu. Fumi Games CRITIQUE - Les développeurs de Fumi Games ont profité du fait que Mickey Mouse est tombé dans le domaine public pour livrer un FPS certes artistiquement réussi, mais qui manque quelque peu de substance. Passer la publicité Publicité Il aurait pu être un grand jeu... si seulement il n’avait pas été si superficiel. Dès son annonce en 2024, Mouse : PI For Hire avait fait baver les joueurs, ne serait-ce que pour sa proposition unique: faire de l’univers de Disney pré-années 1930 un «film noir», dans lequel un ersatz de Mickey Mouse, ancien soldat reconverti en détective privé, abat à la pelle des souris ripoux à grands coups de fusil et de bazooka. À découvrir TV ce soir : retrouver notre sélection du jour PODCAST - Écoutez le dernier épisode de notre série Questions Tech Rendu possible par le fait que l’un des dessins originaux de Mickey Mouse est tombé en 2024 dans le domaine public, le projet avait dès lors tout pour séduire, surtout après l’excellent Cuphead, acclamé en 2017 pour son esthétique cartoon similaire. Oui mais voilà: là où Cuphead parvenait à transformer l’essai en proposant un gameplay ardu, pensé comme un grand hommage aux vieux jeux à défilement horizontal, les développeurs polonais de Fumi Games ont semble-t-il oublié l’essentiel, livrant un Mouse : PI For Hire à la forme très réussie, mais au fond relativement oubliable. Une forme olympique... La forme est effectivement captivante, portée par une ambiance pleinement maîtrisée. Le titre nous propulse dans la ville de Mouseburg, sorte de Brooklyn poisseux, où les habitants sont tous des animaux anthropomorphes. À commencer par notre protagoniste, la souris détective Jack Pepper, merveilleusement personnifiée par l’acteur star du jeu vidéo, Troy Baker, qui s’est récemment confié au Figaro . Sur ce point, difficile de faire mieux: la voix profonde du doubleur fait sonner Jack Pepper comme le parfait anti-héros, désabusé et psychologiquement torturé, prêt à tout pour boucler ses enquêtes. Il se voit d’ailleurs confier en début de partie une nouvelle affaire par une journaliste du coin: la disparition de l’un de ses anciens confrères, depuis devenu un illusionniste de talent. Le dossier dégénère rapidement, se transformant en un vaste complot incluant une tentative d’assassinat contre un candidat à la mairie, des policiers véreux et des violences racistes entre souris et musaraignes. Au niveau du design, il n’y a rien à reprocher à Mouse. Fumi Games Autre point fort du jeu, sa direction artistique. Vous l’avez sûrement vu sur les images, Mouse : PI For Hire est une petite merveille visuelle, toute en noir et blanc. Le parti pris, unique dans l’industrie du jeu vidéo, confère au titre un charme indéniable et, surtout, déclenche chez le joueur de nombreux «effets waouh»: chaque animation est ici méticuleusement travaillée, qu’il s’agisse de celles des personnages, tous aplatis en 2D, ou de celles des différentes armes du titre, qui pétaradent en gros plan comme les véhicules des Fous du Volant. Il faut aussi absolument noter l’extraordinaire patte visuelle de la carte qui permet de relier les différents niveaux entre eux. Fumi Games réussit en outre l’exploit de proposer un jeu graphiquement très peu gourmand, permettant à toutes les machines de le faire tourner dans les meilleures conditions. Les différents niveaux, que l’on arpente à la première personne, sont eux en 3D, et fourmillent de petites références en tout genre: sur les murs sont accrochés des pastiches de tableaux connus (Bonaparte franchissant le Grand-Saint-Bernard de Jacques-Louis David, Le Cri d’Edvard Munch...), dans lesquels les sujets sont grimés en souris; sur des caisses sont déposées des boissons transformant le héros en Popeye; et certains niveaux, comme ce passage chez les studios «Tinsel Bros.», parodient certains des films les plus cultes du cinéma, comme Indiana Jones et l’Arche Perdue. Mouse multiplie les références. Fumi Games Mention spéciale, également, à la bande-son, qui ne commet aucun faux pas, et aux très nombreux dialogues du jeu - tous doublés, ce qui est extrêmement rare pour un jeu indépendant -, qui font sans cesse mention au mets favori des souris: le fromage. Les divers personnages ne cesseront de jurer sur le comté, de comparer les bons moments à un excellent brie, et qualifieront même la voix suave d’une chanteuse française de «gorgonzola piquant»... Des boutades amusantes, qui se mangent sans fin. À lire aussi Grandiose, irréel... et un peu « cassé » : notre test de Crimson Desert, l’incroyable épopée qui repousse les limites du jeu vidéo ... pour un jeu au fond du trou Malheureusement, une fois passé l’émerveillement des premières heures, force est de constater que Mouse : PI For Hire se révèle relativement médiocre sur le reste de ses composantes. On vous faisait plus haut l’éloge de l’univers du jeu, mais l’on ne peut que déplorer qu’il soit à ce point desservi par sa narration, frappée de trois grands problèmes. Cet article est réservé aux abonnés. Il vous reste 56% à découvrir. Vous avez envie de lire la suite ? Débloquez tous les articles immédiatement. TESTEZ POUR 0,99€ Déjà abonné ? Connectez-vous





