« On se sent trahis » : la volte-face du nouveau maire de Clermont-Ferrand déclenche une tempête politique
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En région,Puy-de-Dôme« On se sent trahis » : la volte-face du nouveau maire de Clermont-Ferrand déclenche une tempête politiqueEn reniant sa promesse de campagne de ne pas briguer la présidence de la Métropole, le nouveau maire provoque une riposte cinglante de son prédécesseur et révèle des fractures politiques dans son propre camp.Par Geneviève Colonna d'Istria Le 16 avril 2026 à 15h42Élu à Clermont sur la promesse de ne pas cumuler les fonctions de maire et de président de métropole, Julien Bony (LR) fait machine arrière et sera bien candidat ce 24 avril. LP/Geneviève Colonna d'IstriaRéagirEnregistrerPartagerÀ peine installé dans son fauteuil, Julien Bony est déjà rattrapé par ses engagements de campagne. Pendant des mois, le nouveau maire LR de Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme) l’avait martelé : « J’ai pris depuis longtemps l’engagement clair de ne pas cumuler les fonctions de maire de Clermont-Ferrand et de président de la Métropole. » Une ligne rouge destinée à se démarquer de son prédécesseur, qu’il accusait de « cumulard ».Mais ce mardi 14 avril, changement de programme. Dans un communiqué, le nouvel édile annonce briguer la présidence de Clermont Auvergne Métropole. « En responsabilité devant une situation post-électorale qui a changé, j’ai pris la décision de briguer la présidence de la métropole pour éviter les situations de blocage », explique-t-il, évoquant des « alliances » en cours et la menace d’un exécutif ingouvernable. Le ton est donné. « Je préfère l’adaptation et le changement de stratégie au renoncement face à ceux qui ont été battus dans les urnes », insiste-t-il.En coulisses, certains de ses proches admettent une erreur stratégique. « Il ne s’était pas rendu compte que le maire de Clermont-Ferrand ne peut pas laisser la présidence de la Métropole à un autre pour des raisons politiques », confie un proche. Une évidence qu’il découvre désormais, au prix d’un virage spectaculaire, pas forcément bien vécu par ses électeurs. « On se sent trahis...




