Nuisances permanentes, trafic qui s’adapte à la pression policière : pourquoi Paris n’en a pas fini avec le crack
✨ AI Summary
🔊 جاري الاستماع
DécryptageDécryptageFaits diversNuisances permanentes, trafic qui s’adapte à la pression policière : pourquoi Paris n’en a pas fini avec le crackAlors que le trafic de crack s’était un peu dispersé ces dernières années, il s’est recentré sur ses bases historiques du nord-est de la capitale. Mais il n’a pas diminué. Pire, entre call-centers et rajeunissement des dealers pour échapper aux poursuites, les trafiquants semblent s’adapter.Par Julien Constant Le 7 avril 2026 à 07h10Paris, ce samedi 4 avril. Selon une note de la police judiciaire, «le phénomène du crack reste contenu dans la même ampleur depuis plusieurs années» dans la capitale. LP/Olivier ArandelOffrir cet articleRéagirEnregistrerPartagerIl est 11 heures à la station Hôpital-Robert-Debré (XIXe). Un homme sale aux cheveux hirsutes entre dans la rame du tramway. « Des pièces, des centimes d’euros », répète-t-il de manière saccadée. Les mères de famille et leurs poussettes, les travailleurs et les retraités s’écartent sur son passage. Il finit par s’asseoir au fond. Allume sa pipe à crack. L’étincelle brille une seconde suivie d’une discrète volute de fumée. Le drogué se met à tousser et à cracher d’importantes quantités de salive. Une femme asiatique lui donne des serviettes jetables et essuie le sol d’un geste du pied. Un voyageur tout à sa conversation téléphonique s’assoit à côté de lui, sans s’intéresser à son voisin. Le toxicomane vomit.Les gens fuient et appellent les contrôleurs à la rescousse qui l’expulsent en douceur. Cinq minutes plus tard, le tram continue sa route. « C’est tous les jours comme ça, explique, résigné, Rayane, 18 ans, qui suit ses cours dans le quartier de Rosa-Parks. Mais on n’a pas le choix. » Un constat partagé par de nombreux usagers des transports et des riverains du nord de Paris où le crack est encore et toujours une nuisance quotidienne.Lire l’article maintenantDéjà abonné ? Se connecterJournal du jour7 avril 2026Lire le journal





