Naufrages en Méditerranée : déjà plus de 1 000 morts depuis le début de l’année
✨ AI Summary
🔊 جاري الاستماع
Des membres d’équipage du navire « Ocean Viking » mènent une opération de sauvetage au large des eaux internationales libyennes, le 16 janvier 2026. Quarante-six migrants en détresse, à bord d’un canot pneumatique, ont été secourus alors qu’ils tentaient de rejoindre l’île italienne de Lampedusa. SAMEER AL-DOUMY / AFP Les deux frères rêvaient de devenir footballeurs. Moryba et Youssef Traoré, 15 et 18 ans, avaient le FC Barcelone dans la peau. Depuis plus d’un an, ces jeunes Guinéens, originaires de Macenta, dans le sud-est du pays, travaillaient dans un atelier spécialisé dans le béton, à Boumerdès, à l’est d’Alger. Le 21 mars, à 2 heures du matin, ils sont montés à bord d’une embarcation avec trente autres personnes, dont huit femmes et deux bébés. Direction l’Europe, l’Espagne, une autre vie. En Algérie, ils habitaient avec leur demi-frère aîné, Amara Camara, 24 ans. Lui n’a pas pu être du « voyage », faute d’argent. « Le coxeur [le rabatteur chargé d’organiser la traversée] est venu chercher mes petits frères dans la soirée, raconte-t-il au téléphone. Je leur ai dit : “Que Dieu vous protège”. » Puis, plus rien : pas un message, ni un coup de fil. « Deux jours plus tard, j’ai appelé le coxeur pour savoir s’ils étaient bien arrivés, il m’a dit que le bateau avait chaviré et que c’était le "mektoub", [le « destin », en arabe], souffle M. Camara. Il n’y a pas de survivant, selon lui. » Il vous reste 79.95% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.




