Motos électriques : ce que prévoit la réglementation
L’usage des engins de mobilité électrique connaît une progression notable, ce qui a conduit les autorités à mettre en place un cadre juridique spécifique. Une réglementation distingue les obligations des utilisateurs en fonction de la puissance du moteur.
Contrairement à certaines idées répandues, ces véhicules ne sont pas dispensés de démarches administratives. La plateforme d’information routière « Tariki », relevant de la Gendarmerie nationale, citée par le journal El Watan, a apporté des éclaircissements à ce sujet.
Le dispositif en vigueur repose sur le décret exécutif n°25-169 du 22 juin 2025, qui modifie et complète le décret exécutif n° 04-381 du 28 novembre 2004 relatif aux règles de circulation routière. Ce texte, publié au Journal officiel n°43 du 13 juillet 2025, introduit une classification des motos électriques basée sur la puissance maximale du moteur.
Dans le détail, les engins dont la puissance ne dépasse pas 4 kW ne nécessitent pas de permis de conduire. Leur circulation sur la voie publique reste toutefois soumise à une autorisation administrative préalable délivrée par le wali compétent.
Pour les modèles dont la puissance est comprise entre 4 kW et 15 kW, les usagers doivent être titulaires d’un permis de catégorie A1. Au-delà de 15 kW, un permis de catégorie A est exigé, au même titre que pour les motos thermiques de forte cylindrée.
À travers cette réglementation, les pouvoirs publics cherchent à encadrer l’essor des deux-roues électriques et à organiser leur présence dans la circulation.
La page Tariki rappelle que « le respect de ces dispositions apparaît essentiel pour éviter toute infraction et les sanctions prévues par la législation en vigueur. Cette exigence s’inscrit dans une logique de renforcement de la sécurité routière face à des véhicules aux performances plus élevées ».
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