Mort d'Elias, 14 ans, à Paris : l’éventualité d'un procès à la cour d'assises des mineurs se rapproche
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Mort d'Elias, 14 ans, à Paris : l’éventualité d'un procès à la cour d'assises des mineurs se rapproche Par Le Figaro avec AFP Le 13 mai 2026 à 13h12 Sujets Meurtre procès Lire dans l’app Sauvegarder Nouvelle fonctionnalité ! Avec votre compte, vous pouvez désormais sauvegarder des articles pour les lire plus tard sur tous vos appareils. Sauvegarder Fermer Sauvegarder un article Pour sauvegarder un article vous devez être connecté, vous pourrez ainsi les consulter sur tous vos appareils. Créer un compte Se connecter Copier le lien Lien copié Mail Facebook X Linkedin Messenger WhatsApp Hommage à Elias, adolescent de 14 ans mort après avoir été agressé au couteau à Paris. Sébastien SORIANO / Le Figaro Agressé à la sortie de son entraînement de football le 24 janvier 2025 dans le XIVe arrondissement de la capitale, par deux jeunes qui lui ont volé son portable, Elias avait succombé le lendemain à une hémorragie interne à la suite de ses blessures. Passer la publicité Passer la publicité Publicité La perspective d'un procès à la cour d'assises des mineurs se rapproche pour les deux auteurs présumés de l'agression d'Elias, 14 ans, tué d'un coup de machette en janvier 2025 à Paris : le parquet demande qu'ils soient jugés pour «violences avec extorsion ayant entraîné la mort». Le ministère public demande le renvoi devant la cour d'assises des mineurs des deux jeunes hommes mis en examen dans ce dossier, aujourd'hui âgés de 17 et 18 ans, et leur maintien en détention provisoire jusqu'au procès, ont précisé deux sources proches du dossier à l'AFP. Agressé à la sortie de son entraînement de football le 24 janvier 2025 avec un ami dans le XIVe arrondissement de la capitale, par deux jeunes qui lui ont volé son portable, Elias avait succombé le lendemain à une hémorragie interne, à la suite de ses blessures. Le drame avait relancé le débat sur la justice des mineurs, en particulier sur le port des armes blanches. Le coup mortel a été porté par une arme de type «Zombie Killer» dotée d'une lame de 45 cm, tandis que le second auteur présumé portait une hache. Passer la publicité Publicité «Des questions fondamentales pour la famille restent sans réponse» Le parquet demande également qu'ils répondent de «violence sur un mineur de 15 ans sans incapacité» à l'encontre de l'ami d'Elias. Les parties peuvent désormais présenter leurs observations, avant que le juge d'instruction ne se prononce sur le renvoi devant le tribunal des deux suspects, mineurs et déjà connus de la justice à l'époque des faits. «Ces réquisitions de mise en accusation sont une étape importante du processus judiciaire. Si l'enquête a permis d'établir la culpabilité des auteurs de la mort d'Elias, des questions fondamentales pour la famille restent sans réponse», a commenté l'une des avocates de la famille d'Elias, Maître Sabrina Goldman. «Nous attendons désormais la décision de mise en accusation et espérons que le procès pourra se tenir rapidement, afin que chacun des mis en cause réponde de ses actes», a-t-elle ajouté. Les avocats de la mère d'Elias, Maître Johanna Ostrowka et Maître Nicolas Goutx, ont «pris acte» de ces réquisitions. «Nous ne souhaitons pas faire de commentaire à ce stade de la procédure, par respect pour l'instruction en cours et dans l'attente de l'ordonnance de règlement du magistrat instructeur», ont-ils ajouté. Interrogée par l'AFP, Maître Laura Taton, avocate de l'un des deux mis en examen, n'a pas souhaité commenter. Les autres avocats n'ont pas donné suite dans l'immédiat. Ils étaient coutumiers des vols et extorsions violentes Quelques mois après le drame, le ministre de la Justice avait évoqué des «dysfonctionnements» ayant conduit, selon lui, à la mort d'Elias. Gérald Darmanin déclarait être «choqué» que «ces deux gamins qui étaient déjà très connus des services de police, (qui) n'avaient pas le droit de se rencontrer», aient pu se retrouver ensemble. Ils faisaient l'objet de mesures éducatives depuis plus de deux ans, soulignera un rapport de l'Inspection générale de la justice, saisie par la Chancellerie. Amis depuis le collège et voisins dans la même résidence, ils étaient coutumiers des vols et extorsions violentes et ont commis leurs premiers délits autour de l'âge de 12-13 ans. Ce rapport a pointé des carences dans le suivi judiciaire, éducatif et de soins des assaillants présumés, aux parcours familiaux et scolaires souvent chaotiques. L'un a continué à se montrer violent en détention.





