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«Mes journées sont interminables» : le champion du monde Steve Mandanda raconte sa «petite mort» à la fin de sa carrière sportive

رياضة
Le Figaro
2026/05/13 - 09:43 501 مشاهدة
«Mes journées sont interminables» : le champion du monde Steve Mandanda raconte sa «petite mort» à la fin de sa carrière sportive Par Thibaud Jouffrit Le 13 mai 2026 à 11h48 Suivre Sujets Steve Mandanda Lire dans l’app Sauvegarder Nouvelle fonctionnalité ! Avec votre compte, vous pouvez désormais sauvegarder des articles pour les lire plus tard sur tous vos appareils. Sauvegarder Fermer Sauvegarder un article Pour sauvegarder un article vous devez être connecté, vous pourrez ainsi les consulter sur tous vos appareils. Créer un compte Se connecter Copier le lien Lien copié Mail Facebook X Linkedin Messenger WhatsApp Dans Les jours d’après paru ce mercredi, l’ex-capitaine de l’Olympique de Marseille se livre sur ses souffrances psychologiques lors des mois qui ont suivi l’arrêt de sa carrière, à 40 ans. Passer la publicité Passer la publicité Publicité Dans Les jours d’après, qui paraît ce mercredi aux éditions Flammarion, Steve Mandanda (41 ans) se livre sur sa «petite mort» après la fin de sa carrière de footballeur professionnel, annoncée l’année passée. Entre «questionnements», «doutes» et «sentiments d’inutilité», le champion du monde 2018 avec l’équipe de France raconte, dans ce qu’il appelle son «journal intime», les difficultés psychologiques qu’il a éprouvées à laisser derrière lui vingt ans de football au plus haut niveau. À découvrir Classement Ligue 1 Calendrier et résultats Ligue 1 Extraits : «Depuis quelques semaines, plus grand-chose n’a de goût. C’est juillet, je suis seul, il fait chaud, la fenêtre entrouverte, Rennes en plein été. J’oscille comme un pendule. Mes journées sont interminables et vides. Vides d’énergie. Vides de sens. Vraiment, c’est ça la petite mort ? (...) Ça ne va pas. Je ne fais rien, strictement rien. Je suis chômeur, allongé sur mon canapé sans même savoir ce que j’attends, sans savoir ce que je veux. Envie de rien. (...) Mon terrain, là, c’est quoi ? Le canapé ? La maison, les cent pas ? Je suis quoi, je suis qui ? Je sais faire quoi, moi, au bout du bout, après vingt-cinq ans de carrière au plus haut niveau ? Je n’ai plus aucun horaire, pas de rythme, pas de rendez-vous, rien.» Passer la publicité Publicité «Sensation de vide abyssale» Se sentant «inutile», décrivant des «sales journées», l’ex-capitaine et recordman de matchs (613) joués sous les couleurs de l’Olympique de Marseille dit notamment avoir «pris trois ou quatre kilos», enfermé dans «un cercle vicieux» avec «une sensation de vide abyssale» et «des semaines (qui) se ressemblent beaucoup». Mais quelques mois plus tard, au moment de la sortie de son livre, Mandanda assure aller mieux. Il écrit : «Un an plus tard, tout de même, je peux dire que je vais mieux. Je pense sincèrement avoir digéré. Je suis passé à autre chose, oui. Je ne ressens plus de sentiments négatifs, je n’ai plus ces pensées bizarres qui me traversaient (...) J’aurais pu les voir venir, me direz-vous, ces « jours d’après ». Mais je crois qu’anticiper minutieusement une reconversion n’aurait rien changé. Peut-être que ça aurait amorti le choc, mais tout de même, ça n’aurait rien changé au fait qu’il n’y a pas plus fort que le terrain, le vestiaire, le match, l’adrénaline, le stade qui chante. Les «jours d’après», c’est accepter pour de bon que c’est terminé, accepter de faire face à ce vide que laisse le football quand il s’arrête sans y sombrer pour autant. C’est se souvenir des belles choses.» Peu importe la vie que tu as, les moyens que tu as, tu restes un humain. Steve Mandanda Ce mardi soir, l’ex-international français était l’invité de l’After Foot sur RMC. «Je n’étais pas du tout partant car je ne suis pas une personne qui s’ouvre énormément. À partir du moment où je décide de faire ce livre, il faut être sincère et tout dire. M’ouvrir comme je me suis jamais ouvert durant ma carrière, rentrer dans mon intimité et montrer mes faiblesses», a-t-il expliqué sur la genèse de son projet. Ce livre est une «thérapie. Il y en a qui vont chez le psy, moi j’allais chez Mathieu (Coureau, journaliste qui a collaboré avec lui) et cela m’a fait énormément de bien. Ça m’a permis d’extérioriser et d’évacuer tout le mal-être que je pouvais avoir à ce moment-là.» Son témoignage a notamment été la cible de critiques sur les réseaux sociaux, certains internautes s’insurgeant qu’un ex-footballeur puisse souffrir de dépression post-carrière malgré un compte en banque fourni. «Peu importe la vie que tu as, les moyens que tu as, tu restes un humain. Tu peux être affecté par une situation, ne pas être bien. Chacun a ses difficultés. Je sais qu’il y en a qui ont des difficultés bien plus dures que les miennes, mais ça n’empêche pas que je puisse être malheureux. Ma vie, ç’a été le foot pendant 20, 22 ans. Du jour au lendemain, ça s’arrête. Excusez-moi d’être triste. Il y a tout qui s’arrête, le quotidien s’arrête. Oui je ne suis pas bien, oui il y a plus grave, je le sais et je le redis. Malgré tout, peu importe la situation, j’estime être humain et avoir le droit de ne pas être bien.», a répondu Mandanda. Et d’ajouter sur le terme employé de «dépression» : «il faut faire attention avec ce mot. Des gens en souffrent vraiment, peuvent en mourir. J’ai du mal à employer ce terme publiquement mais pour moi, à ce moment-là, oui j’étais en dépression. Je n’étais vraiment pas bien mais je devais aussi faire attention à ce que je disais.»
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