« Maman t’es pas vieille ! T’es obsolète » : les bons mots de vos enfants, épisode 4
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Ce billet est extrait de la newsletter hebdomadaire « Darons daronnes » sur la parentalité, qui est envoyée tous les mercredis à 18 heures. Vous pouvez vous inscrire gratuitement à cette newsletter en suivant ce lien. La première fois que j’ai publié des citations de vos enfants en 2024, avec mes collègues, nous les avons surnommées « les bons mots ». L’appellation a été officiellement adoptée pour le deuxième épisode, puis le troisième. Pourtant, je prends conscience en dévorant vos nombreux messages que ce petit nom est étriqué – une vision d’adulte dans laquelle il y a du « bon » et du « mauvais ». Les mots des enfants ne sont pas juste bons, ils sont extraordinaires, au sens propre du terme. Ils inventent un réel en direct. Ce matin, au petit déjeuner, mon fils de 6 ans qui ne voulait pas finir ses céréales m’a demandé : « Maman, si le mot “forcer” n’existait pas, comment on ferait ? » Peut-être bien, me suis-je dit un instant, que si les mots disparaissaient, les actes s’évanouiraient dans la foulée ? Comme le moment n’était pas à la philosophie, mais au débarrassage de la table, je n’y ai pas réfléchi plus que ça. Jusqu’à ce que je retombe sur les citations de vos bambins, dont je publie quelques extraits ci-dessous. A tous ceux que je n’ai pas sélectionnés faute de place, j’envoie un immense merci ! Amaïa, 3 ans : « C’est un bébé qui pleure en chinois. » Octave, 3 ans : Octave interroge sa mère en passant devant le siège social d’une grande banque sur le chemin de l’école : « C’est quoi, ça ?– C’est les bureaux d’une banque.– C’est quoi, une banque ?– C’est un endroit où tu ranges ton argent quand tu travailles, pour ne pas le garder chez toi.− C’est ça, la vraie vie ? » Mona, 3 ans et demi : « Dis donc, maman ! [index menaçant] Est-ce que c’est comme ça qu’on parle à un enfant ? » Lire aussi | Article réservé à nos abonnés Pourquoi le rush du matin avec nos enfants nous rend-il fous ? Lire plus tard Héloïse, 4 ans : Son papa : « On est trop sympa avec toi, o...




