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Macron et Tusk à Gdansk pour sceller un rapprochement stratégique franco-polonais

سياسة
Le Figaro
2026/04/18 - 05:43 501 مشاهدة
Macron et Tusk à Gdansk pour sceller un rapprochement stratégique franco-polonais Par Le Figaro avec AFP Le 18 avril 2026 à 07h43 Sujets Macron Donald Tusk Lire dans l’app Copier le lien Lien copié Mail Facebook X Linkedin Messenger WhatsApp Emmanuel Macron accueille Donald Tusk à l’Élysée, à Paris, le 6 janvier 2026, avant un sommet de la «Coalition des volontaires» sur l’Ukraine. LUDOVIC MARIN / AFP Les deux dirigeants doivent approfondir leur coopération sur la dissuasion nucléaire française et signer plusieurs partenariats militaires, dans un contexte d’incertitudes croissantes sur la solidarité transatlantique et à un an d’échéances électorales cruciales dans les deux pays. Passer la publicité Passer la publicité Publicité Une «proximité renforcée»: le président français Emmanuel Macron et le premier ministre polonais Donald Tusk se retrouvent lundi à Gdansk en Pologne pour acter un rapprochement stratégique bilatéral, notamment sur la dissuasion nucléaire, dans une période de fortes incertitudes transatlantiques et à un an d'élections clés dans les deux pays. Ce sommet s'inscrit dans la droite ligne du traité franco-polonais d'amitié et de coopération renforcée signé le 9 mai 2025 à Nancy (est de la France), qui a rehaussé la Pologne au niveau des plus proches alliés de la France, avec l'Allemagne, l'Italie et l'Espagne. Passer la publicité Publicité Les deux dirigeants ne manqueront pas non plus de se féliciter de la victoire du pro-européen Peter Magyar en Hongrie face au Premier ministre prorusse Viktor Orban, qui se posait en chef de file du camp illibéral et nationaliste en Europe. Le sommet sera placé sous l'ombre portée de la dissuasion nucléaire française, à laquelle Emmanuel Macron a proposé d'associer huit pays européens, dont la Pologne, sous différents formats même si la décision ultime de l'emploi de l'arme atomique reviendra toujours à la France. Les enjeux de sécurité européenne ne cessent de grandir face aux doutes sur la solidarité au sein de l'Otan, encore renforcés par les tensions avec Donald Trump sur l'Iran, et à la menace militaire russe aux portes de l'Europe, après déjà quatre ans de guerre en Ukraine. «Le président Macron et moi avons des points de vue très proches sur la manière de construire la force de l'Europe (...) la souveraineté de la Pologne, de la France et de l'Europe, et sur la façon de coopérer en matière de sécurité, y compris en utilisant le potentiel nucléaire de la France», a déclaré vendredi Donald Tusk. «Epaulement» L'Elysée salue pour sa part une «proximité et une intimité stratégique renforcées». Passer la publicité Publicité Signe de cette bonne entente, Donald Tusk a donné rendez-vous à son hôte dans sa ville natale, emblématique des soubresauts européens du 20e siècle, sur les bords de la Baltique, de sa conquête par l'Allemagne nazie en 1939 à l'émergence du syndicat Solidarnosc sur ses chantiers navals qui incarna la lutte contre le joug soviétique. Dans sa proposition de dissuasion «avancée», le 2 mars, Emmanuel Macron a aussi souhaité «la participation conventionnelle de forces alliées» aux activités nucléaires de la France, comme des exercices conjoints de frappes. «L'un des objectifs de ce sommet sera de poursuivre cette discussion», a confirmé l'Elysée en rappelant que cet «épaulement conventionnel» pourrait porter sur «l'alerte avancée, la défense aérienne et les frappes dans la profondeur». A un an de la fin de son mandat, Emmanuel Macron fait plus que jamais campagne pour un renforcement de la souveraineté européenne face aux crises internationales à répétition, de l'Ukraine à la guerre au Moyen-Orient. Mais si la Pologne a renoué avec la France après des années de glaciation sous le gouvernement nationaliste du parti Droit et Justice (PiS), «elle reste fondamentalement très attachée à la relation avec les Etats-Unis», souligne un fin connaisseur de ce pays interrogé par l'AFP. Passer la publicité Publicité «Argument de campagne» «Tout le système de défense polonais est très tributaire de l'armement américain», souligne ce diplomate européen en rappelant que la Pologne, engagée dans une modernisation à marche forcée de ses armées, a passé des «commandes pharaoniques d'avions de combat F35, hélicoptères d'attaque Apache, missiles Patriot et chars Abrams». L'Elysée promet néanmoins la signature de «quelques partenariats» lundi, notamment sur les satellites de communication militaire. Le groupe EDF aussi espère plaider sa cause dans l'appel d'offres pour une deuxième centrale nucléaire polonaise, où il est en concurrence avec l'américain Westinghouse, le sud-coréen KHNP et le canadien AtkinsRéalis. Le sommet de Gdansk prend un relief particulier à un an de l'élection présidentielle en France et des législatives en Pologne, qui pourraient marquer l'arrivée de l'extrême droite au pouvoir à Paris et le retour des nationalistes à Varsovie. «En Pologne, il y a le sentiment qu'il faut faire le plus possible dans la relation franco-polonaise et créer une certaine quantité de faits très accomplis parce que dans un an le climat peut changer», explique à l'AFP Lukasz Maslanka, chercheur au Centre for Eastern Studies (OSW) à Varsovie. Pour Donald Tusk, afficher sa proximité avec la France, «à un moment où le couplage de sécurité transatlantique est quand même très branlant», peut aussi constituer «un argument de campagne», renchérit le diplomate cité précédemment.
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