«L’Europe fait une grande erreur stratégique» en refusant de parler à la Russie, fustige le premier ministre albanais
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«L’Europe fait une grande erreur stratégique» en refusant de parler à la Russie, fustige le premier ministre albanais Par Jeanne Durieux Le 24 avril 2026 à 11h15 Sujets Albanie Lire dans l’app Sauvegarder Nouvelle fonctionnalité ! Avec votre compte, vous pouvez désormais sauvegarder des articles pour les lire plus tard sur tous vos appareils. Sauvegarder Fermer Sauvegarder un article Pour sauvegarder un article vous devez être connecté, vous pourrez ainsi les consulter sur tous vos appareils. Créer un compte Se connecter Copier le lien Lien copié Mail Facebook X Linkedin Messenger WhatsApp Le premier ministre albanais Edi Rama à l’Élysée, à Paris, le 6 janvier 2026, pour la réunion de la « Coalition des volontaires ». YOAN VALAT / AFP Les déclarations d’Edi Rama contreviennent à la position tenue par les hauts responsables européens, qui arguent que des pourparlers avec Moscou seraient inutiles dans la mesure où la Russie est déterminée à poursuivre le conflit. Passer la publicité Passer la publicité Publicité «L’Europe doit toujours, toujours, toujours dialoguer avec tous les pays.» Dans un entretien accordé à Politico ce jeudi, le premier ministre albanais Edi Rama a vivement condamné le refus de l’Europe de négocier avec la Russie, alors que la guerre en Ukraine entre dans sa cinquième année. «Je peux l’affirmer, l’Europe a commis une grave erreur stratégique en coupant tous les canaux de communication avec la Russie», a-t-il ainsi insisté. À découvrir PODCAST - Écoutez le club Le Figaro International «Plus nous tardons à dialoguer avec la Russie, moins nous aurons notre mot à dire au final, car la Russie – quelle que soit l’issue de cette guerre – ne disparaîtra pas», a-t-il encore insisté, se gardant cependant de laisser entendre toute proximité entre l’Albanie et la Russie. «Nous n’avons aucune dépendance envers la Russie : ni investissements, ni gaz russe, ni produits russes. Je peux donc l’affirmer», s’est-il justifié. Passer la publicité Publicité «Pleinement aligné sur l’Europe» Le premier ministre, réélu pour un quatrième mandat en 2025, a promis de faire entrer son pays dans l’UE d’ici 2030. «Je suis à la tête du pays le plus européo-optimiste en Europe depuis longtemps», avait-il martelé quelques jours après sa réélection. Edi Rama affiche également régulièrement sa proximité avec la première ministre italienne Giorgia Meloni, pour laquelle il indique fréquemment nourrir une vraie admiration. Ses remarques interviennent alors que les dirigeants de l’UE se réunissent à Nicosie, à Chypre, pour discuter d’un soutien accru à l’Ukraine ainsi que de la crise énergétique qui frappe le bloc suite au blocus du détroit d’Ormuz par l’Iran. Et les déclarations de l’Albanais contreviennent à la position tenue par les hauts responsables européens, alors qu’Ursula von der Leyen et Kaja Kallas, respectivement présidente de la Commission européenne et chef de la diplomatie européenne ont argué que des pourparlers avec Moscou seraient inutiles dans la mesure où la Russie est déterminée à poursuivre le conflit. Au cours de l’entretien accordé à Politico, Edi Rama a également insisté sur le droit de l’Albanie à disposer de la liberté de choix en matière de politique étrangère, notamment sur sa «sympathie» envers l’administration Trump. Le dirigeant albanais avait ainsi publiquement salué les objectifs du chef d’État américain en Iran au début de la guerre. Mais ce soutien ne l’empêche pas d’être «pleinement aligné sur l’Europe» quant à ses objectifs stratégiques. Interrogé sur la question de savoir si l’Albanie devrait choisir un camp si elle devenait membre de l’UE, Rama a conclu : «C’est comme l’intelligence humaine et l’intelligence artificielle. En art, il faut accepter les deux pour obtenir le meilleur résultat.»





